DESCRIPTION DES ORGANES. 1S7des organes de la fructification; il est presque toujours solitairedans chaque graine ; 011 en trouve deux dans la graine du fu-sain et du ceinbrot, trois dans l’orange , un plus grand nombredans le citrus decumana. Sa situation est droite (pl. 11 , f. 2)lorsque sa radicule est du côté de la base de la graine , inversa(pi. n , f. 4) quand sa radicule est du côté du sommet; lors-qu’il est accompagné d’un périsperme, il est ordinairemententoure par cet organe; on dit alors que l’embryon est central(centrale) (pl. 11 ; f. 2); dans d’autres plantes, il est placésur le côté du périsperme ; on dit dans ce cas , l’embryon la-téral (latérale) (pl. n, f. 1 ). Quelquefois enfin l’embryonenveloppe le périsperme, comme dans les nyctaginées. Con-sidéré quant à sa direction , on distingue l’embryon selon qu’ilest droit, courbé en demi-cercle, entièrement circulaire ou enspirale. Cet organe important est composé de trois parties, laradicule, la plumule et les’cotylédons.
173. La radicule (radicula) est la partie de l’embryon quiest dirigée vers l’extérieur de la graine , et qui , à la germi-nation , forme la racine de la nouvelle plante; elle tend tou-jours à descendre , et reprend cette direction aussi souventqu’on change la position de la graine; c’est elle qui sort lapremière des téguinens séminaux , et qui pompe la premièrenourriture destinée à nourrir la jeune plante (4b). Dans leguy , la radicule tend d’abord à s’élever, ensuite elle se re-courbe et se fixe au corps sur lequel la graine a germé : alorsla plumule se soulève et continue à pousser, dans quelque sensqu’elle se trouve ; mais cette plante fait exception à toutes lesloix de la végétation. Ordinairement la radicule se termine enpointe; mais dans quelques plantes, selon les observations deM. Correa, la radicule s’évase de manière à former tantôt undisque charnu, tantôt un sac qui recouvre à moitié l’embryon,tantôt une tunique qui l’enveloppe en entier; cet évasementde la radicule a été pris , par Gœrlner, pour un organe par-ticulier, auquel il avoit donné le nom de vitellus ( planch. n ,f. 5 ). Dans le nénuphar, ce vitellus enveloppe l’embrvon, desorte qu’au premier coup-d’œil , celui-ci semble monocotylé-done ; mais si l’on ouvre la tunique du vitellus, on trouve endedans les deux cotylédons et la plumule. D’après la structurede la racine de plusieurs orchidées , M. Correa pense qu’ilexiste une radicule analogue dans les graines de ces plantes