jfio PRINCIPES DE BOTANIQUE.
178. Nous avons jusqu’ici, par abstraction, considéré les plantesdans un état de repos : rendons-leur maintenant le mouve-ment vital, et cherchons à de'mèler comment, au moyen dece ressort mystérieux , les différentes parties de ces machinesadmirables exécutent les nombreux phénomènes de la végéta-tion. Essayons de démêler , i°. les propriétés vitales des vé-gétaux ; 2 °. les loix qui opèrent la nutrition des individus ;5 °. celles qui président à la conservation des espèces.
CHAPITRE PREMIER.
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES.
17c). Tous les êtres organisés ont une force vitale (2) : de làcertains philosophes ont pensé que tous aussi étoient doués dela sensibilité. Mais les végétaux ne nous présentent aucun in-dice direct de cette propriété. Il semble contraire à la marchegénérale de la Nature, que des êtres qui 11e peu vent ni se défendredu mal , ni l’éviter, soient doués de la faculté de le sentir ; et enoutre , on a pu remarquer ( 5 et 4 ) que les différences qui existententre les deux règnes , peuvent toutes se déduire de celteseule différence , savoir , que les animaux ont la sensibilité ,c’est-à-dire la connoissancc de leur existence, tandis que les vé-gétaux en sont dépourvus. Que si l’on se demande ce quepeut être une force vitale dépourvue de sensibilité, j’en ap-pellerai à nos propres sensations. Nous savons , à n’en pouvoirdouter, qu’il se passe dans notre corps un grand nombre dephénomènes indépendans de notre volonté , inappréciés parnotre sensibilité , et qu’on ne peut cependant ranger dans laclasse des phénomènes purement physiques, puisqu’ils cessentaprès la mortj tel est, par exemple, le mouvement péristaltique
des