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paroît n’avoir aucune influence sur ce phénomène; du moinsune jonquille, élevée par M. Senebier à l’obscurité totale, afleuri et a développé son parfum comme à l’ordinaire.
2.33. Les secrétions liquides sont au moins aussi variées, etpeut-être un peu mieux connues que les secrétions gazeuses :plusieurs d’entre elles s’opèrent par les poils glanduleux placéssur la surface du végétal; tel est le suc caustique des poils del’ortie et du malpighia urens ; le suc acide du pois ciclie; le sucvisqueux des drosera. Des secrétions ordinairement mielléessont aussi produites dans les fleurs par les véritables nectaires ;dans plusieurs végétaux , au contraire , des sucs analogues suin-tent sur l’écorce ou les feuilles , sans qu’on puisse y découvrird’organes spéciaux affectés à cet usage. Ainsi, l’écorce du robi-nier visqueux, de la gjsophila viscosa, de plusieurs silenés,exsude un suc visqueux ; les feuilles florales de Y initia gluii-nosa suintent une liqueur blanche et très - visqueuse ; lesfeuilles du mélèse suintent une espèce de manne. Le bole-tus suberosus transude, d’après M. Plenck , un suc légèrementacide. Il est très-probable que les petits lichens qui s’enfoncentdans les pierres produisent ce phénomène, à-peu-près commeles vers qui creusent les rochers, c’est-à-dire, en transudantune liqueur qui est de nature à dissoudre certaines pierres.
234. Enfin , les racines elles-mêmes présentent , dans quel-ques plantes, des secrétions particulières; c’est ce qu’on ob-serve dans le carduus arvensis , l’inula Iielenium, le scabiosaarvensis, plusieurs euphorbes et plusieurs chicoracées. Dansces dernières plantes , ces secrétions ont été très-visibles , parcequ’elles sont laiteuses comme le suc propre : il semble que cessecrétions des racines ne soient autre chose que les parties dessucs propres, qui, n’ayant pas servi à la nutrition, sont reie-tees au dehors lorsqu’elles arrivent à la partie inférieure de*vaisseaux. Peut-être ce phénomène, assez diflicile à voir, est-il commun à un grand nombre de plantes. MM. Plenck et Huai-boldt ont eu l’idée ingénieuse de chercher dans ce fait la causede certaines habitudes des plantes. Ainsi, on sait que le char-don des champs nuit à l’avoine ; l’euphorbe et la scabieusc aulin; l’inule aulnée à la carotte; l’érigeron âcre et l’ivroie aufroment, etc. Peut-être les racines de ces plantes suintent-elles des matières nuisibles à la végétation des autres. Au con-traire, si la salicaire croît volontiers près du saule, l’orobanche