190 PRINCIPES DE BOTANIQUE
les dissolutions métalliques, comme les eaux distillées des
choux et de la plupart des crucifères.
252. Toutes les parties des plantes e'mellent des odeurs :ainsi , la racine est aromatique dans toutes les drymyrhizées ,fétide dans toutes les valérianées vivaces. Le bois est odorantdans plusieurs lauririées , fétide dans l’olax zeylanica. L’écorceet les feuilles sont odorantes dans les laurinées, les labiées, lesmvrtées, souvent fétide dans les rutacées. Les fleurs offrentsur-tout une variété d’odeurs très-remarquable : toutes ont,à un degré plus ou moins marqué , l’odeur du pollen ; mais, enoutre , il en existe un grand nombre dont les corolles sont odo-rantes ; les unes , comme celles des stapelia , exilaient une odeursi fétide, que certains insectes y déposent leurs oeufs, commedans la viande pourrie . Le plus grand nombre produit, au con-traire , les parfums les plus aromatiques. Au milieu de cette di-versité dans l’origine des odeurs végétales, il est bon de re-marquer, avecM Aicholson , qu’en général les odeurs qui neproviennent pas des corolles n’agissent point sur les nerfs,même lorsqu’elles sont fortes, tandis que les odeurs produitespar les corolles ont sur-tout, lorsqu’elles sont fortes, un effetspasmodique très-marqué et souvent dangereux. Les premièressortent rarement du végétal sans trituration , se conservent sou-vent ajrrès sa mort , et se rencontrent principalement dans lesplantes où nous observons des vésicules glanduleuses , pleinesde sucs propres stationnaires, ou d’huile essentielle. Les se-condes, au contraire, sortent spontanément des fleurs, ne seconservent presque jamais après leur mort, et rarement aprèsla fécondation ; elles sont produites par des corolles où les yeux ,armés des meilleurs inslrumens, ne peuvent distinguer aucunorgane destiné à cette secrétion. Les unes émettent continuel-lement leur odeur; d’autres , telles que Valelris fragrans ou lecactus grandijlorus , exhalent leur parfum d’une manièrebrusque et instantanée; le cestrum diurnum n’est odorant quependant le jour : un grand nombre, au contraire, telles que lecestrum nocturnum , le géranium, triste , etc. , exhalent leursparfums à l’entrée de la nuit ; presque toutes les fleurs semblentmême plus odorantes à cette epoque. En général , les fleurscessent d’être odorantes à l’époque de la fécondation , et c’estun des avantages des fleurs doubles, que la fécondation ne s’yopérant point, leurs parfums sont plus durables. La lumière