ACTION DES ORGANES. i g 5
répandues, et qui s’ofïïent à eux sans résistance , telle que l’eau ,et absorbent avec elle , sans faire de choix , toutes les matièresqui y sont dissoutes. Les premiers font entrer ces aürnens dansleur corps par un effet de leur volonté; les seconds, par uneconséquence nécessaire de la faculté hygroscopique de leurtissu ; les animaux n’ont le plus souvent qu’une seule bouche ,les végétaux en ont plusieurs; il est cependant des animaux ,tels que le rhizostome, découvert par M. Cuvier, qui ont ungrand nombre de bouches , ainsi que les plantes.
2 °. Les alimens des animaux, avant d’arriver au lieu oh sefait la séparation de leurs principes , reçoivent une premièreélaboration dans un sac particulier. Ce sac manque dans les vé-gétaux , et si cette élaboration préalable des alimens y existe,elle s’opère graduellement dans toute la longueur des vaisseauxséveux.
5°. Les excrémens des animaux , c’est-à-dire, ce qui servoitde support ou de véhicule aux matières nutritives, sont géné-ralement solides. Ceux des végétaux sont de l’eau presque pure ,parce que c’est en effet l’eau seule qui, en dissolvant diffé-rentes matières , les rend propres à la nutrition des végétaux.
4°. L’action de l’atmosphère sur la nutrition des animaux ,consiste principalement à leur enlever le carbone surabondant.Elle tend, au contraire, à fixer du carbone dans les végétaux.
5°. Le sang ou le fluide nourricier des animaux se meutdans leur corps en repassant plusieurs fois par les mêmes ca-naux , c’est-à-dire , par une véritable circulation ; le suc nour-ricier des végétaux descend des touilles aux racines, et ne pa-roît jamais revenir dans une autre direction.
D’après ce parallèle , on voit que les ressemblances des deuxrègnes organisés consistent dans la marche des phénomènes ,et leurs différences , dans la cause qui détermine ces phéno-mènes , et dans le choix des matières qui y sont employées.
2.4'• Les efforts des Anatomistes doivent maintenant se di-riger sur les points qui, d’apres le tableau que nous venons deprésenter, sont encore imparfaits; savoir : i°. la connoissanceexacte des pores radicaux; 2 °. la manière dont les vaisseauxséveux s’abouchent avec les vaisseaux qui conduisent le suc des-cendant; 5°. la structure des vaisseaux qui renferment le sucnourricier; 4°- les organes qui opèrent plusieurs secrétions ;5°. l’histoire des vaisseaux propres. Les Physiologistes ont à
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