ACTION DES ORGANES. r 97
cio s’alonger aussi rapidement , et dans l’espace de vingt-quatreheures d’exposition au plein jour , elle acquiert une teinte verteà-peu-près égale à celle des autres plantes.
2/i 4- Il n’y a que les parties vertes des plantes qui dégagentdu gaz oxigène à la lumière ; il n’y a qu’elles qui deviennentblanches à l’obscurité , d’où l’on a conclu que la verdeur desplantes tient à ce dégagement du gaz oxigène , ou plutôt, pourêtre conséquent avec les principes posés ci-dessus , que la cou-leur verte des plantes est due à la fixation du carbone , lequelprovient de la décomposition de l’acide carbonique. M. Senebier fait observer que la couleur fondamentale du tissu végétal, est d’unblanc jaunâtre , et que le carbone étant d’un bleu noir très-foncé ,peut très-bien, en se déposant dans le tissu , le colorer en verd.
Dans toutes les circonstances où le dégagement de gaz oxigènecesse d’avoir lieu dans les parties vertes des plantes, il s’y opèreun changement de couleur ; ainsi les fruits verds, en mûrissant,acquièrent différentes couleurs , et les feuilles , à l’automne, sepeignent, les unes en jaune, les autres eu rouge; et enfin ,presque toutes finissent, après leur mort, par cette couleuruniforme que , d’après elles , on a nommé fouille-morte. Quel-ques Chimistes ont attribué ce changement de couleur à l’ac-tion du gaz oxigène qui, n’étant plus dégagé, réagit sur levégétal; d’autres à l'action du gaz acide carbonique non dé-composé. Il faut encore observer que, même dans ces colora-tions en jaune ou en rouge, la lumière joue quelque action:tout le monde sait que les fruits ne se colorent que du côté quiy e'st exposé, et que si on recouvre d’une plaque opaque unepartie d’un fruit , la partie recouverte ne se colore point ; cequi prouve que celle action est locale.
245. Les couleurs des parties des végétaux qui ne sont pa 3vertes , sont encore plus difficiles à concevoir , et 11e paroissentpas tenir d’une manière imtaédiate à l’action de la lumière.Certaines fleurs , telles que celles de la tulipe , sont déjà co-lorées dans leur bouton , et la plupart sont également colorées ,même lorsqu’elles se développent à l’obscurité totale. L’atmos-phère paroît avoir quelque influence sur ces colorations ; ainsiplusieurs fleurs, telles que la rose, se colorent au moment oùelles sortent de leur bouton; d’autres , comme le cheiraruhusmutabilis , sont blanchâtres au moment de leur épanouissementet se colorent quelque temps après leur exposition à l’air : il
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