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ACTION DES ORGANES,sens inverse des précédentes, c’est-à-dire, en se dirigeant ducôté de la base du pétiole , comme dans le galega caribœci.
Quant au sommeil des fleurs , voyez n°. 27 1 et suivans.
ARTICLE IX.
De T influence de la Température.
s 5 o. Tout le monde sait, d’une manière générale, que lachaleur accélère, que le froid retarde la végétation , et que laplupart des plantes ne peuvent vivre qu’entre certaines limitesde chaud et de froid ; mais si nous examinons de plus près l’ac-tion delà température sur les végétaux, nous verrons qu’elle agitsur eux , aussi bien que sur les animaux , comme stimulant d’ir-ritabilité. E11 effet, tous les phénomènes sur lesquels nous avonsétabli la réalité de cette propriété vitale des plantes , sont accé-lérés par la chaleur , et retardés par le froid. Sous ce rapportjl’influence de la température est sur-tout manifeste dans lasuccion comparée de plantes exposées à diverses températures,et dans le développement des bourgeons et des graines , quiparoît principalement déterminé parla chaleur.
25 i. Indépendamment de cette influence sur la vitalité, latempérature agit d’une manière purement physique sur la vé-gétation. Ainsi, i°. la chaleur dilate et le froid condense tousleurs organes ; 2°. la chaleur augmente la transpiration , soit parson action sur l’irritabilité , soit en augmentant l’évaporation ;5 °. elle facilite la putréfaction et la fermentation, lesquellestendent à former aux plantes un terreau nutritif. On conçoit,d’après ces données générales , que si la chaleur augmente beau-coup sans que l’humidité croisse en même temps , l’évapora-tion deviendra si considérable , que les végétaux périront dedessèchement : c’est ce qui fait que dans les pays très-chaudsil n’y a que les régions humides qui soient favorables auxplantes. Si, au contraire, la température baisse, il se formemoins d’acide carbonique ; ce qui rend la nutrition plus difficile :à des degrés plus Las , les liquides que la plante auroit pu absor-ber se congèlent , de sorte que la nutrition devient nulle. Sienfin Je froid augmente encore , les liquides contenus dans l’in-térieur du végétal se gèlent; parla dilatation qu’opère toujoursla gelée , ils rompent les vaisseaux et les cellules qui les renfer-maient , d’où résulte la mort de la plante ou de la partie gelée*