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Tome premier.
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acn PRINCIPES DE BOTANIQUE.

25a. Cependant lorganisation des végétaux est si variée ,que la chaleur agit très-diversement sur eux ; il en est quipeuvent résister à des degrés considérables de chaleur. Ainsi, lel'itex agnus casms a été trouvé par M. Sonnerai, tout auprèsdune source , à 62 degrés, et par M. Forster , au pied dunvolcan , le sel étoil à 80 degrés ; IM. Poimond a vu la ver-veine officinale croître à Bagrières , sur le bord dun ruisseau ,dont leau est à 5t degrés; et M. Adanson assure que certainesplantes rcstcut vertes dans les sables du Sénégal , qui ontquelquefois jusquà 61 degrés de chaleur. Il en est dautres,au contraire , qui résistent à de grands degrés de froid.Ainsi, les chênes ont résisté, en Daneiuarck, à un froid de2.5 degrés , et les bouleaux , en Laponie , à 5a degrés. M. Sene-bier a vu des fleurs de fève supporter, à la fin de lautomne,un froid de 5 degrés. Le noisetier fleurit quelquefois , selonLhéritier, à 6 degrés. Le perce-neige en fleur peut être re-couvert dune épaisse couche de glace sans en paroître altéré.Pour expliquer ces différons faits , on sest demandé si les végé-taux nauroient point, comme les animaux, la faculté de déve-lopper un certain degré de chaleur qui leur permellroi! de ré-sister au froid extérieur? ou bien si cette importante propriétédoit être simplement attribuée à la structure de leurs parties !

253. On a cru pouvoir prouver , par la simple théorie, queles végétaux développent de la chaleur, en faisant considérerque le résultat général de la végétation est de solidifier desliquides et des fluides élastiques. Mais cet effet est amplementcompensé , parce que leau qui entre dans les végétaux sousforme liquide, en sort sous forme de fluide élastique , cest-à-dire , en emportant une grande quantité de calorique. JeanHunier, et ensuite MM. Schopff, Bierkander , Piclet et Mau-rice , ont cherché à déterminer , par lexpérience , la tempéra-ture des arbres. En plaçant un thermomètre au fond dun troufait à un tronc, on observe que la température de larbre estconstamment plus froide que lair pendant les six mors dété ,et plus chaude pendant les six mois dhiver. En comparantcette marche du thermomètre avec celle dautres instrumenssemblables placés dans la terre , MM. Pictet et Maurice ob-servent que les variations du thermomètre placé dans larbrecorrespondent assez exactement à celles dun thermomètre placéà x5 décimètres de profondeur. Desaussure a encore observé