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Tome premier.
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206
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2c6 PRINCIPES DE BOTANIQUE.

La bouture étant une espèce (laccident produit par les cir-constances extérieures , se présente sous des formes variables ;la graine étant essentielle à lespèce, offre les formes les plusconstantes de toutes celles que les végétaux nous présentent.

Enfin la bouture étant due aux circonstances extérieures, leshommes peuvent imiter ces circonstances, et produire des bou-tures. La graine étant due à des causes internes et à lessencemême de lespèce , les hommes ne sont po'it maîtres de sa for-mation.

260. Ces deux organes , en apparence si JîTéren' , ont ce-pendant entre eux une certaine correspondance ; aie n peutforcer une plante à porter un plus grand nombre de u , enlempêchant de porter des boutures; on peut sur-tout di uergraduellement labondance des graines dune plante, en la ui-11 pliant habituellement de boutures ; il paroît quil faut rangersous ce dernier chef, le phénomène de linfécondité perpétuelledes graines de canne à sucre , de saule , des plantes grasses vi-vaces, et de plusieurs autres plantes cultivées.

article 11 .

De la Reproduction par boutures.

261. Au milieu des variations nombreuses que présentent lesreproductions par boutures, on peut distinguer deux classes:i°. celles qui se séparent delles-rnêrnes de la plante-mère;2°. celles qui ne sen séparent quartificiellement ou acciden-tellement. La première classe comprend les gongyles et lesbulbes ; la seconde, les boutons , les boutures, les marcottes ,les cayeux et les greffes.

262. O11 a donné le nom de gongyle ( gongylus ) aux glo-bules reproducteurs des plantes acotylédones ; cos globules pa-roissent en effet différer des graines, et se rapprocher des bou-tures, soit parce que dans plusieurs on ne peut distinguer defécondation préalable , soit parce que leur accroissement paroîtavoir lieu au moyen dune simple extension, et sans que lem-Lrvon perce aucune enveloppe visible. IMais peut-être ces dif-férences apparentes tiennent-elles uniquement à notre igno-rance , et celle-ci à lextrême petitesse des organes dont il sagit.Lhistoire mieux connue des mousses, et quelques particula-rités de la structure des varecs , tendent à me faire penser que