ACTION DES ORGANE S. ao5corps les moins perméables an calorique ; la surface extérieurede l’écorce est souvent charbonnée , et enfin toute la charpentedes végétaux est composée des matières qui transmettent leplus difficilement le calorique. C’est sans doute à la structuremême de l’écorce qu’on doit attribuer la faculté qu’ont la plu-part des dicotylédones , de résister au froid , tandis que les ar-bres monocotylédones qui sont dépourvus d’écorce, sont pres-que tous incapables de supporter la gelée. Concluons donc quesi certains végétaux résistent aux extrêmes de la température ,si tous sont plus chauds que l’air en hiver, et plus frais en été,il n’est point nécessaire d’admettre que les végétaux dévelop-pent de la chaleur , mais que ces faits s’expliquent facilementen appliquant aux végétaux les loix connues des Physiciens surla transmission de la chaleur.
CHAPITRE III.
DES FONCTIONS QUI CONSTITUENT LA VIE DE L’ESPÈCE,ou DE LA REPRODUCTION.
ARTICLE PREMIER.
De la Reproduction en général.
25c). Il existe dans les végétaux deux modes de reproductiontrès-difiérens, les boutures et les graines. Une bouture est unepartie de la plante qui se sépare et qui forme un nouvel êtredistinct de la plante-mère , mais animé par la même force vi-tale. Une graine est un nouvel être qui se forme sur la plante-mère, qui en tire sa nourriture pendant quelque temps, et quiensuite s’en sépare après avoir reçu la vie par une opérationparticulière. La bouture étant une continuation du même être,n’a point d’enveloppe propre ; la graine étant un être essentielle-ment distinct, a une enveloppe propre.
La bouture ne se développant que dans les circonstances fa-vorables , n’a point d’organes particuliers propres à la formerou à la nourrir; la graine, destinée à maîtriser les circons-tances , a reçu des organes particuliers de formation et de nu-trition. La bouture étant une continuation du même être, lereproduit avec toutes les particularités qui lui sont propres,c’est-a-dire, qu’elle redonne les moindres variétés; la graineétant un nouvel être, ne ressemble à la plante qui l’a forméeque dans les parties essentielles à l’espèce.