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ACTION DES ORGANES,sexuels exécutent certains mouvernens d’orgasme qui ont fixél’attenlion des Naturalistes , comme étant des indices de l’irri-tabilité des végétaux et de l’analogie de la reproduction desplantes avec celle des animaux. Ces mouvernens ont été décritsavec autant d’exactitude que d’élégance par M. Desfontaines.Dans plusieurs liliacées, dans les rues, les saxifrages, etc. , lesétamines s’approchent du pistil au moment de lancer leur pollen ;dans les géranium et les kahnia , les filets se courbent pour poserl’anthère sur le pistil: dans plusieurs plantes, les étamines s’ap-prochent successivement du pistil; ailleurs , toutes celles d’unmême rang s’en approchent ensemble ; quelquefois , comme dansle tabac, elles s’en approchent toutes à-la-fois. Les organes fe-melles offrent aussi quelques mouvernens d’orgasme; mais ilssont moins marqués que dans les mâles, comme si la loi quJporte ceux-ci à chercher les femelles étoit commune à tousles êtres organisés. Les pistils des nigelles, des passiflores,du lys, de l’épilobe , se penchent du côté des étamines ; les stig-mates de la tulipe et de la graliole se dilatent d’une manièreremarquable.
281. C’est probablement à la même classe de phénomènesqu’on doit rapporter le fait singulier observé par M. Lamarck,que le chaton des arum acquiert une chaleur considérable à unecertaine époque de la fleuraison. M. Scnebier a vu que , dans legouet commun, cette chaleur va jusqu’à 2t°,8, l’air ambiantétant à 14 0 ,g. Elle s'élève jusqu’au-delà de 4 o J dans un arum del’Isle-de-France , observé par M. Borv- M. Sencbier pense quecette chaleur est due à la combinaison rapide du gaz oxigèue del’air avec la surface du chaton , et il apporte en preuve que celtesurface noircit pendant le phénomène.
ARTICLE VI.
De la Maturation.
282. A peine la fécondation est-elle achevée , que les sucsqui nourrissoient également toutes les parties de la fleur cessentd’alimenter d’abord les étamines, puis la corolle , souvent aussiles styles et le calice, et se jettent tous sur l’ovaire; alorsle fruit commence à grossir : ces sucs se dirigent d’abord versles graines et les font grossir ; ensuite ils dilatent le péricarpe
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