ar6 pkincîpês de botanique.
lui-même , et enfin se jettent de nouveau sur la graine pour luidonner le degré de perfection nécessaire. En général les grainessont souvent sujettes à avorter, lorsque le péricarpe acquiertun embonpoint contre nature.
28a. La maturation des péricarpes observée seulement surles fruits cultivés, est encore mal connue; la sève pénètre dansle fruit; la transpiration y étant presque nulle , ce fruit grossitplus que toute autre partie , à proportion de la sève qu’il re-çoit ; la quantité de la sèvey est encore augmentée, parce qu’ellene peut facilement redescendre par l’écorce , à cause desarticulations qui se trouvent fréquemment sur les pédoncules.Il est si vrai que ces deux causes concourent à la grosseur qu’ac-quièrent les fruits charnus, qu’on peut, en leur donnant plusd'intensité, augmenter la grosseur ou accélérer la maturité d’unfruit : c’est ainsi que la culture cherche à diminuer la trans-piration des fruits , soit en les faisant croître en espalier ou àl’abri du vent , soit en ne les exposant à l’ardeur du soleil qu’àla dernière époque de la maturité , soit en les enfermant dansdes bouteilles ou des sacs. Lancry est parvenu encore au mêmebut, en coupant un bourrelet circulaire d’écorce au-dessous dufruit, c’est-à-dire eu arrêtant la sève descendante. Tous les sucsqui arrivent ainsi dans le fruit ne servent qu’à le grossir, etils conservent leur saveur âpre ou acide jusqu’à la dernière épo-que de la maturation; alors les pores extérieurs du fruit s’obli-tèrent; les pédoucules obstrués eux-mêmes, ne donnent plusqu’une moindre quantité de sève; l’oxigène dû à la décompo-sition de l’acide carbonique ne pouvant plus s’échapper , sejette sur le mucilage du fruit et le change en matière sucrée :en effet, on peut imiter cette dernière époque de la matura-tion, en coupant un fruit un peu avant sa maturité, et en letenant dans une chambre chaude. Dans ce procédé on tend àdiminuer sa transpiration , et à supprimer l’arrivée de nouveauxsucs; c’est par la même raison que les piqûres des insectes, enempêchant l’arrivée de nouveaux sucs , accélèrent la maturité.On sait maintenant que l’utilité des cinips pour hâter la ma-turité des figues , n’est qu’un cas particulier de ce phénomènegénéral.
284. La graine , pour parvenir à sa maturité , présente uneséiie de phénomènes bien différente de celle des péricarpes ;