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Tome premier.
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ACTION DES ORGANES. 217

elle commence par être sucrée , et nest mûre que lorsque lamatière sucrée a disparu pour faire place à une substance-culacée, ou huileuse , ou cornée, etc.; elles contiennent tou-jours des matières terreuses et beaucoup de carbone. En gé-néral les graines mûres ne contiennent plus deau liquide; celleque la sève leur a fournie a été entièrement combinée et a pro-bablement été solidifiée. Cette absence totale dhumidité étoitnécessaire à la graine , pour quelle pût résister aux alternativesdu chaud et du froid , et concourt aussi à augmenter sa pe-santeur spécifique , laquelle est utile à la germination desplantes sauvages. La germination rend aux graines beau quellesont perdue dans leur maturation , enlève le carbone surabon-dant quelles ont combiué , et les fait ainsi passer par une sériedétats inverse de celle que la maturation présente. On conçoit,d'après cet exposé , comment il se fait que des graines cueil-lies avant leur pleine maturité et semées sur-le-champ , germentplutôt que celles qui ont acquis lépoque de leur maturité ; maisces graines mal mûres tie peuvent conserver cette faculté , parceque leur humidité sévapore et les laisse désorganisées.

ARTICLE VII.

De la Germination.

285. Une graine mûre , cest-à-dire qui ne contient plusdeau à létat liquide , se détache naturellement de la plante-mère , et forme un être distinct animé dune force vitale quilui est propre , mais qui demeure dans un état de torpeur jus-qu à ce que les circonstances extérieures auxquelles il sera sou-mis , lui permettent de se développer. O11 donne le nom d e ger-mination, au phénomène par lequel la plante nouvelle reprendson mouvement vital , sort de sa coque et se suffit à elle-mêmejusqu'au développement complet de ses organes nourriciers.Dès qu une graine se trouve placée dans un lieu convenable ,elle absorbe de lhumidité; elle se gonlle , ses cotylédons gros-sissent, sa radicule salonge, lenveloppe se rompt, la radiculesort par cette fissure et se dirige vers la terre ; la plumule seredresse, se dégage de lenveloppe; les cotylédons sétalent,lournissent à la planlule la nourriture quils contiennent ou quilsélaborent, puis se flétrissent, tombent ou se détruisent, et la