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ACTION DES ORGANES,noyaux ligneux. 2°. Les cotylédons servent principalement àfournir à la jeune plante , la nourriture nécessaire à son pre-mier développement; on peut cependant faire germer unegraine dicolylédonc avec un seul lobe , 'pourvu qu’on ait soinde mastiquer la coupe pour l'empêcher de se pourrir; on peutmême faire développer pendant quelque temps un ernbrvonsans cotylédons ; mais , dans le premier cas , on n’obtient qu’uneplautc foible et débile , et dans le second elle périt bientôt.Pour apprécier exactement l’emploi des cotylédons dans lagermination, j’ai pesé avec soin un grand nombre de grains ,avant et pendant leur germination; dans des haricots du poidsde 172 décigrammes , les cotylédons en pèsent 160 ; à l’é-poque de leur plus grand grossissement, ils ont le poids de5o6 décigrammes ; après leur mort, ils sont réduits à 2g dé-cigrammes. Conséquemment si l’on néglige l’acide carboniquequ’ils ont formé , on trouve que les cotylédons ont fourni à laplantule 277 décigrammes de matière, dont i5i de leur propresubstance, et 146 de l’eau qu’ils avoient d’abord reçu par laradicule. Parmi les cotylédons, il en est qui sont très-charnus,et qui , comme nous venons de le voir, fournissent à la plan-tule leur propre substance ; ceux au contraire qui sont foliacéset munis de pores, tirent de l’atmosphère une partie de lanourriture , qu’ils transmettent à la plantule.
Quant au périsperine, son usage dans la germination, est en-core peu déterminé; quelques-uns, tels que celui des grami-nées, se vident en entier à cette époque et jouent réellementle rôle de cotylédons; d’autres, tels que celui des rubiacées,ne paroissent subir alors aucune altération (171).
De toutes les parties de la graine , la seule vraiment essen-tielle est la plantule. Encore même Vastcl est parvenu à fairegermer des haricots, tantôt en coupant perpétuellement leurradicule au moment ou elle sortoit, tantôt en retranchant leurplumuîe. Ni l’une ni l’autre de ces parties ne constituent doncessentiellement l’individu , et ceci nous ramène à l’opinion dequelques savans (44)» qui placent dans le collet le centre de lavitalité.
39^. Nous avons déjà vu (173-174) que la radicule et laplutnuleont des propriétés très-différentes : la première tend toujoursà descendre ; la seconde toujours à monter. Si l’on retourne