i6 EXPOSITION
l’équateur, intercepté entre deux méridiens menés par les centresdu vrai soleil et du troisième soleil, et réduit en temps, à raisonde la circonférence entière pour un jour, est ce que l’on nommeéquation du temps.
Le jour se divise en vingt-quatre heures, et l’on fixe à minuitson origine. L’heure est divisée en 60 minutes, la minute en 60secondes, la seconde en 60 tierces, etc. Mais la division du jouren dix heures, de l’heure en cent minutes, de la minute en centsecondes, est beaucoup plus commode pour les usages astrono-miques, et nous l’adopterons dans cet Ouvrage.
Le second soleil que nous venons d’imaginer, détermine par sesretours à l’équateur et aux tropiques, les équinoxes et les solsticesmoyens. La durée de ses retours au même équinoxe ou au mêmesolstice, forme Vannée ti'opique dont la grandeur actuelle est de565i-,24226'4o. L’observation a fait connaître que le soleil met plusde temps à revenir aux mêmes étoiles. L’année sidérale est l’in-tervalle compris entre deux de ces retours consécutifs : elle surpassel’année tropique, de oi-,oi4uq. Ainsi les équinoxes ont sur l’éclip-tique, un mouvement rétrograde ou contraire au mouvement propredu soleil, par lequel ils décrivent, chaque année, un arc égal aumoyen mouvement de cet astre dans l’intervalle de oi-,oi4ng, etpar conséquent, de i54",63. Ce mouvement n’est pas exactementle même dans tous les siècles, ce qui rend un peu inégale, lalongueur de l’année tropique : elle est maintenant de i3" environplus courte qu’au temps d’Hipparque .
C’est à l’un des équinoxes ou à l’un des solstices, qu’il convientde commencer l’année. Son origine placée au solstice d’été ou àl’équinoxe d’automne, partagerait et répartirait sur deux annéesconsécutives, les mêmes opérations et les mêmes travaux : elleaurait ainsi les inconvéniens du jour commençant à midi, suivantl’ancien usage des astronomes. L’équinoxe du printemps, époquede la renaissance de la nature, semble devoir être pareillement celledu renouvellement de l’année; mais il est aussi naturel de la fairecommencer au solstice d’hiver, que l’antiquité célébra commel’époque de la renaissance du soleil, et qui sous le pôle, est lemilieu dp la grande nuit de l’aimée,