28 EXPOSITION
présente, mais accompagnées d’une plus forte lumière r à raison dela plus grande étendue de la surface terrestre.
Le disque lunaire présente un grand nombre de taches invariablesque l’on a observées et décrites avec soin. Elles nous montrent quecet astre dirige toujours vers nous, à peu près le même hémisphère ;il tourne donc sur lui-même, dans un temps égal à celui de sarévolution autour de la terre ; car si l’on imagine un observateurplacé au centre de la lune supposée transparente, il verra la terreet son rayon visuel se mouvoir autour de lui, et comme ce rayontraverse toujours au même point à peu près , la surface lunaire, ilest évident que ce point doit tourner en même temps et dans le mêmesens que la terre, autour de l’observateur.
Cependant, l’observation suivie du disque lunaire, fait apercevoirde légères variétés dans ses apparences : on voit les taches s’appro-cher et s’éloigner alternativement de ses bords. Celles qui en sonttrès-voisines, disparaissent et reparaissent successivement, en fai-sant des oscillations périodiques que l’on a désignées sous le nom delibration de la lune. Pour se former une juste idée des causesprincipales de ce phénomène, il faut considérer que le disque dela lune, vu du centre de la terre, est terminé par la circonférenced’un cercle du globe lunaire , perpendiculaire à son rayon vecteur :c’est sur le plan de ce cercle que se projette l’hémisphère de la lune,dirigé vers la terre, et dont les apparences sont liées au mouvementde rotation de cet astre. Si la lune était sans mouvement de rotation,son rayon vecteur tracerait à chaque révolution lunaire, la circon-férence d’un grand cercle, sur sa surface, dont toutes les partiesse présenteraient successivement à nous. Mais en même temps quele rayon vecteur tend à décrire cette circonférence, le globe lunaireen tournant, ramène toujours à fort peu près , le même point de sasurface, sur ce rayon, et par conséquent, le même hémisphère versla terre. Les inégalités du mouvement de la lune, produisent delégères variétés dans ses apparences ; car son mouvement de rota-tion ne participant point d’une manière sensible, à ces inégalités, ilest variable relativement à son rayon vecteur qui va rencontrerainsi sa surface dans dilïerens points ; le globe lunaire fait donc parrapport à ce rayon, des oscillations correspondantes aux inégalités