DU SYSTÈME DU MONDE. 5 7
Maintenant que l’application du pendule aux horloges, fournit unemesure du temps très-précise; nous pouvons déterminer directe-ment et avec une exactitude bien supérieure à celle des anciensastronomes, la différence d’ascension droite d’un astre et du soleil,par le temps écoulé entre leurs passages au méridien.
On peut d’une manière semblable, rapporter la position des astresà l’écliptique; ce qui est principalement utile dans la théorie de lalune et des planètes. Par le centre de l’astre, on imagine un grandcercle perpendiculaire au plan de l’écliptique, et que l’on nommeGerclc de latitude. L’arc de ce cercle, compris entre l’écliptique etl’astre, mesure sa latitude qui est boréale ou australe, suivant ladénomination du pôle situé du même côté de l’écliptique. L’arc del’écliptique, compris entre le cercle de latitude et l’équinoxe duprintemps, et compté de cet équinoxe, d’occident en orient, estce que l’on nomme longitude de l’astre dont la position est ainsidéterminée par sa longitude et par sa latitude. On conçoit facile-ment que l’inclinaison de l’équateur à l’écliptique, étant connue ;la longitude et la latitude d’un astre, peuvent se déduire de sonascension droite et de sa déclinaison observées.
Il ne fallut que peu d’années, pour reconnaître la variation desétoiles en ascension droite et en déclinaison. Bientôt on remarquaqu’en changeant de position relativement à l’équateur, elles con-servaient la même latitude; et l’on en conclut que leurs variationsen ascension droite et en déclinaison, ne sont dues qu’à un mou-vement commun de ces astres autour des pôles de l’écliptique. Onpeut encore représenter ces vaidations, en supposant les étoilesimmobiles, et en faisant mouvoir autour de ces pôles, ceux del’équateur. Dans ce mouvement, l’inclinaison de l’équateur à l’éclip-tique, reste la même; et ses noeuds, ou les équinoxes, rétrogradentuniformément, de i54",65 par année. On a vu précédemment, quecette rétrogradation des équinoxes, rend l’année tropique un peuplus courte que l’année sidérale ; ainsi la différence des deux annéessidérale et tropique, et les variations des étoiles en ascensiondroite et en déclinaison, dépendent de ce mouvement par lequelle pôle de l’équateur décrit annuellement un arc de i54",63 d’unpetit cercle de la sphère céleste, parallèle à l’écliptique. C’est en
3