7 o EXPOSITION
fournissent des moyens plus exacts pour ayoir les longitudes, parla précision avec laquelle on peut observer le commencement oula fin de ces phénomènes : ils n’arrivent pas, à la vérité, au mêmeinstant physique, pour tous les lieux de la terre ; mais lesélémensdu mouvement lunaire sont suffisamment connus, pour tenir compteexactement de cette différence.
Il n’est pas nécessaire pour déterminer la longitude d’un lieu,que le phénomène céleste observé, le soit en même temps sousle premier méridien : il suffit qu’on l’observe sous un méridien dontla position à l’égard du premier méridien soit connue. C’est ainsi qu’enliant les méridiens, les uns aux autres, on est parvenu à déterminerla position respective des points les plus éloignés de la terre.
Déjà les longitudes et les latitudes d’un grand nombre de lieuxont été déterminées par des observations astronomiques : degrandes erreurs sur la situation et l’étendue des pays anciennementconnus, ont été corrigées : on a fixé la position des nouvelles contréesque l’intérêt du commerce et l’amour des sciences ont fait découvrir.Mais quoique les voyages entrepris dans ces derniers temps, aientconsidérablement accru nos connaissances géographiques ; il restebeaucoup à découvrir encore. L’intérieur de l’Afrique et celui dela Nouvelle-Hollande, renferment des pays immenses, entièrementinconnus : nous n’avons que des relations incertaines et souvent con-tradictoires sur beaucoup d’autres à l’égard desquels la géographie,livrée jusqu’ici au hasard des conjectures, attend de l’astronomie,des lumières pour fixer irrévocablement leur position.
La longitude et la latitude ne suffisent pas pour déterminer laposition d’un lieu sur la terre : il faut joindre à ces deux oi’donnéeshorizontales, une troisième ordonnée verticale, qui exprime sahauteur au-dessus du niveau des mers. C’est ici que le baromètretrouve sa plus utile application : des observations nombreuses etprécises de cet instrument, répandront sur la figure de la terre enhauteur, les mêmes lumières que l’astronomie a déjà données surses deux autres dimensions.
C’est principalement au navigateur, lorsqu’au milieu des mers,il n’a pour guide que les astres et sa boussole, qu’il importe deconnaître sa position, celle des lieux où il doit aborder et des