DU SYSTÈME DU MONDE. 85
augmentent et diminuent avec le diamètre et la parallaxe lunaire,mais dans un plus grand rapport. Si ce diamètre croît d’un dix-huitième , la marée totale croît d’un huitième vers les sysigies, etd’environ un quart, vers les quadratures ; et comme cette marée estdans le premier cas, deux fois plus grande que dans le second ; sonaccroissement absolu dans ces deux cas, est le même. La plus grandevariation du diamètre de la lune, soit au-dessus, soit au-dessous desa valeur moyenne, étant un quinzième environ de cette valeur;la variation correspondante de la marée totale dans les sysigies est4s de sa grandeur moyenne, ou d’environ o m -,883 à Brest ; ainsil’effet du changement de la distance de la lune à la terre, est dei m ,766 sur les marées totales de ce port.
Les variations de la distance du soleil à la terre, influent pareil-lement, mais d’une manière beaucoup moins sensible, sur lesmarées. Tout étant égal d’ailleurs; en hiver, temps où le soleil estle plus près de nous, les marées sysigies sont plus grandes, et lesmarées quadratures sont plus petites qu’en été où le soleil est leplus loiu de la terre.
Les déclinaisons du soleil et de la lune ont une influence remar-quable sur les marées : elles diminuent les marées totales dessysigies, et ces marées, à Brest , sont d’environ trois quarts demètre, plus petites dans les solstices, que dans les équinoxes : lesmarées totales des quadratures sont aussi plus petites de la mêmequantité, dans les équinoxes, que dans les solstices.
C’est principalement vers les maxima et les minima des maréestotales, qu’il est intéressant de connaître la loi de leur variation.On vient de voir que l’instant de leur maximum à Brest , suit d’unjour et demi, la sysigie : la diminution des marées totales qui ensont voisines, est proportionnelle au carré du temps écoulé depuiscet instant, jusqu’à celui de la basse mer intermédiaire à laquellela marée totale se rapporte; elle est de o m -,io64, lorsque ce tempsest d’un jour lunaire.
Près de l’instant du minimum qui suit d’un jour et demi laquadrature, l’accroissement des marées totales est proportionnelau carré du temps écoulé depuis cet instant : il est à fort peu prèsdouble de la diminution des marées totales vers leur maximum .