ioo EXPOSITION
pour le faire disparaître. Heureusement, nous sommes certains quecet effet ne peut s’élever qu’à un très-petit nombre de secondes.
L’atmosphère affaiblit la lumière des astres, surtout à l’horizonoù leurs rayons la traversent dans une plus grande étendue. Il suitdes expériences de Bouguer, que le baromètre étant à soixante-seizecentimètres de hauteur, si l’on prend pour unité, l’intensité de lalumière d’un astre à son entrée dans l’atmosphère ; son intensité,lorsqu’elle parvient à l’observateur et quand l’astre est au zénith,est réduite à 0,8123. La hauteur de l’atmosphère serait alors de7 g 45 m -, si sa température était à zéro, et si elle était partout égale-ment dense. Or il est naturel de penser que l’extinction d’un rayonde lumière qui la traverse, est la même que dans ces hypothèses,puisqu’il rencontre le même nombre de molécules aériennes ; ainsiune couche d’air de la densité précédente, et de 7 g 45 ra - d’épaisseur,réduit à 0,8123 la force de la lumière. Il est facile d’en conclurel’extinction de la lumière, dans une couche d’air de même densité,et d’une épaisseur quelconque ; car il est visible que si l’intensitéde la lumière est réduite au quart, en traversant une épaisseurdonnée, une égale épaisseur réduira ce quart au seizième de lavaleur primitive 5 d’où l’on voit que les épaisseurs croissant enprogression arithmétique, l’intensité de la lumière diminue enprogression géométrique -, ses logarithmes suivent donc le rapportdes épaisseurs. Ainsi, pour avoir le logarithme tabulaire de l’inten-sité de la lumière, lorsqu’elle a traversé une épaisseur quelconque,il faut multiplier — o,ogoa 855 , logarithme tabulaire de 0,8123, parle l'apport de cette épaisseur à 7 g 45 m y et si la densité de l’air estplus grande ou plus petite que la précédente, il faut augmenter ou,diminuer ce logarithme, dans le même rapport.
Pour déterminer l’affaiblissement de la lumière des astres, relatifàleur hauteur apparente, on peut imaginer le rayon lumineux mu dansun canal, et réduire l’air renfermé dans ce canal, à la densité précédente.La longueur de la colonne d’air ainsi réduite, déterminera l’extinctionde la lumière de l’astre que l’on considère ; or on peut supposer depuisdouze degrés de hauteur apparente jusqu’au zénith, la route de la lu--mièredes astres, sensiblement rectiligne, et l’on peut, dans cet inter-valle , considérer les couches de l’atmosphère, comme étant planes et