n6 EXPOSITION
avoir lieu entre la plus grande élongation et la conjonction inférieure,quand le mouvement géoccntriquc de la planète, résultant de sonmouvement réel et de celui de la terre, appliqué en sens contraire,est dirigé suivant le rayon visuel de la planète. Ces phénomènessont entièrement conformes aux mouvemens observés de Mercureet de Vénus .
Le mouvement des planètes dont les orbes embrassent l’orbeterrestre, a la même direction dans leurs oppositions, que le mou-vement de la terre ; mais il est plus petit, et en se composant avecce dernier mouvement transporté en sens contraire, il prend unedirection opposée à sa direction primitive ; le mouvement géocen-trique de ces planètes est donc alors rétrograde : il est direct dansleurs conjonctions, ainsi que les mouvemens de Mercure et de.Vénus dans leurs conjonctions supérieures.
En transportant en sens contraire, aux étoiles, le mouvementde la terre; elles doivent paraître décrire, chaque année, unecirconférence égale et parallèle à l’orbe terrestre, et dont le diamètresou tend dans le ciel, un angle égal à celui sous lequel on verrait deleur centre, le diamètre de cet orbe. Ce mouvement apparent abeaucoup de rapport avec celui qui résulte de la combinaison desmouvemens de la terre et de la lumière, et par lequel les étoilesnous semblent décrire annuellement une circonférence parallèle àl’écliptique, dont le diamètre soutend un arc de 125"; mais il endiffère en ce que les astres ont la même position que le soleil, surla première circonférence, au lieu que sur la seconde, ils sont moinsavancés que lui, de cent degrés. C’est par là que l’on peut distinguerces deux mouvemens, et que l’on s’est assuré que le premier estau moins extrêmement petit; l’immense distance où nous sommesdes étoiles, rendant presque insensible, l’angle que soutend le dia-mètre de l’orbe terrestre, vu de cette distance.
L’axe du monde n’étant que le prolongement de l’axe de rotationde la terre, on doit rapporter à ce dernier axe, le mouvement despôles de l’équateur céleste, indiqué par les phénomènes de laprécession et de la nutation, exposés dans le chapitre XIII dupremier livre. Ainsi, en même temps que la terre se meut sur elle-même et autour du soleil, son axe de rotation se meut très-lentement