i 7 6 EXPOSITION
les pesanteurs spécifiques des corps, comparées au maximum dedensité de l’eau distillée.
Pour qu’un corps plus léger qu’un fluide, soit en équilibre à sasurface ; il faut que son poids soit égal à celui du volume de fluidedéplacé. Il faut de plus que les centres de gravité de celte portiondu fluide, et du corps, soient sur une même verticale; car la résultantedes actions de la pesanteur sur toutes les molécules du corps, passepar son centre de gravité, et la résultante de toutes les actions dufluide sur ce corps, passe par le centre de gravité du volume defluide déplacé : ces résultantes devant être sur la même ligne pourse détruire; les centres de gravité sont sur la même verticale. Maisil est nécessaire pour la stabilité de l’équilibre, de joindre d’autresconditions aux deux précédentes. On pourra toujours la déterminerpar la règle suivante.
Si par le centi’e de gravité de la section à fleur d’eau, d’un corpsflottant, on conçoit un axe horizontal, tel que la somme des produitsde chaque élément de la section, par le carré de sa distance à cetaxe, soit plus petite que relativement à tout autre axe horizontalmené par le même centre ; l’équihbre est stable dans tous les sens,lorsque cette somme surpasse le produit du volume de fluide déplacé,par la hauteur du centre de gravité du corps, au-dessus du centrede gravité de ce volume. Cette règle est principalement utile dansla construction des vaisseaux, auxquels il importe de donner unestabilité suffisante pour résister aux efforts des vagues et des vents.Dans un vaisseau, l’axe mené de la poupe à la proue, est celui parrapport auquel la somme dont on vient de parler, est un minimum;il est donc facile, au moyen de la règle précédente, d’en déterminerla stabilité.
Deux fluides renfermés dans un vase, s’y disposent de manièreque le plus pesant occupe le fond du vase, et que la surface qui lessépare, est horizontale.
Si deux fluides communiquent au moyen d’un tube recourbé ; lasurface qui les sépare dans l’état d’équilibre, est à très-peu près hori-zontale , lorsque le tube est fort large : leurs hauteurs au-dessus decette surface, sont réciproques à leurs pesanteurs spécifiques. Ensupposant donc à toute l’atmosphère, la densité de l’air à la