5iS EXPOSITION
effet, le milieu terminé par une surface plane : il est visible qu’unemolécule (le lumière, avant de la traverser, est attirée sembla-blement de tous les côtés de la perpendiculaire à cette surface ;puisqu’à une distance sensible de la molécule, il y a de tous lescôtés, le même nombre de molécules attirantes ; la résultante deleurs actions est donc dirigée suivant cette perpendiculaire. Aprèsavoir pénétré dans le milieu, la molécule de lumière continue d’êtreattirée suivant une perpendiculaire à la surface ; et si l’on imaginele milieu partagé en tranches parallèles à cette surface, et d’uneépaisseur infiniment petite ; on verra que l’attraction des tranchessupérieures à la molécule attirée, étant détruite par l’attractioad’un nombre égal de tranches inférieures, la molécule de lumièreest précisément attirée, comme elle l’était à la même distance dela surface, avant de la traverser; l’attraction qu’elle éprouve, estdonc insensible, lorsqu’elle a pénétré sensiblement dans le milieudiaphane, et son mouvement devient alors uniforme et rectiligne.Maintenant, il résulte du principe de la conservation des forcesvives, exposé dans le troisième livre, que le carré de la vitesseprimitive de la molécule de lumière, décomposée perpendiculai-rement à la surface du milieu, est augmenté d’une quantité toujoursla même, quelle que soit cette vitesse. Parallèlement à cette surface,la vitesse n’est point altérée par l’action du milieu; l’accroissementdu carré de la vitesse entière, et par conséquent celui de cettevitesse elle-même, sont donc indépendans de la direction primitivedu rayon lumineux. Or le rapport de la vitesse parallèle à la surface,à la vitesse primitive, forme le sinus d’incidence ; son rapport àla vitesse dans le milieu, est le sinus de réfraction; ces deux sinussont donc réciproquement comme les vitesses de la lumière avantet après son entrée dans le milieu, et par conséquent, ils sonten raison constante. La différence de leurs carrés, divisée par lecarré du sinus de réfraction, et multipliée par le carré delà vitessede la lumière dans le vide, exprime l’action du milieu sur le rayon :en la divisant par la densité spécifique de ce milieu, on a sonpouvoir réfringent .
Une surface courbe qui termine un milieu diaphane, peut êtreconfondue avec le plan tangent au point où le rayon la traverse;