3*4 EXPOSITION
la nature cle la force qui fait rejaillir la lumière à la surface descorps, on peut la considérer comme une force répulsive qui renden sens contraire à la lumière , la vitesse qu’elle lui a fait perdre ;de même que l’élasticité restitue aux corps, en sens contraire, lavitesse qu’elle a détruite; or on sait que dans ce cas, le principede la moindre action subsiste toujours. A l’égard d’un rayon lumineuxsoit ordinaire, soit extraordinaire, réfléchi par la surface extérieured’un corps, ce principe se réduit à ce que la lumière parvient d’unpoint à un autre, par le chemin le plus court de tous ceux quirencontrent la surface, puisqu’en vertu du principe des forcesvives, sa vitesse est la même avant et après la réflexion. La conditiondu chemin lé'plus court donne l’égalité des angles de réflexion etd’incidence, dans un plan perpendiculaire à la surface, ainsi quePtolémée l’a remarqué. C’est la loi générale de la réflexion à lasurface extérieure des corps.
Mais lorsque la lumière en entrant dans un cristal, s’est diviséeen rayons ordinaires et extraordinaires, une partie de ces rayonsest réfléchie par la surface intérieure à leur sortie du cristal. Ense réfléchissant, chaque rayon, soit ordinaire, soit extraordinaire,se divise en deux autres ; ensorte qu’un rayon solaire, en pénétrantdans le cristal, forme par sa réflexion partielle à la surface desortie, quatre faisceaux distincts dont nous allons déterminer lesdirections.
Supposons d’abord, les faces d’entrée et de sortie, que nousnommerons première et seconde face, parallèles. Donnons au cristal,une épaisseur insensible, et cependant plus grande que la sphèred’activité sensible des deux faces. Dans ce cas, on prouvera parle raisonnement précédent, que les quatre faisceaux réfléchis n’enformeront sensiblement qu’un seul situé dans le plan d’incidencedu rayon générateur, et faisant avec la première face, l’angle deréflexion égal à l’angle d’incidence. Restituons maintenant au cristal,son épaisseur : il est clair que dans ce cas, les faisceaux réfléchisaprès leur sortie par la première face, prendront des directionsparallèles à celles qu’ils avaient prises dans le premier cas ; cesfaisceaux seront donc parallèles entre eux et au plan d’incidencedu rayon générateur : seulement, au lieu d’être sensiblement