5*6 EXPOSITION
réfléchis par cette face ; directions qui seront données par lesformules de la réfraction extraordinaire. On aura donc ainsi parces formules, tous les phénomènes de la réflexion de la lumière parles surfaces des cristaux diaphanes. M. Malus a fait à cet égard, ungrand nombre d’expériences dont l’accord remarquable avec leslois précédentes, déduites des principes de la moindre action etdes forces vires, achève de démontrer que les phénomènes de laréfraction et de la réflexion de la lumière dans ces cristaux, sontle résultat des forces attractives et répulsives. Il a de plus observéce phénomène très-singulier de la réflexion de la lumière par tousles corps, qui consiste, en ce que sous un angle d’incidence déter-miné pour chacun d’eux, toute la lumière réfléchie est polarisée,ensorte que l’une des deux images d’un objet vu par la réflexionde leurs surfaces, à travers un prisme de cristal d’Islande , dansle plan de sa section principale, disparaît totalement : elle reparaîtau-delà de cette limite d’incidence. Les seuls métaux ont parujusqu’ici faire exception à cette loi générale ; seulement l’image quidevrait disparaître, s’affaiblit. La lumière polarisée en sens contrairede celle que réfléchit la surface polie de tout autre corps, estabsorbée en entier par le corps, lorsqu’elle tombe sous l’angle depolarisation, sur sa surface.
L’aberration des étoiles dépend, comme on l’a vu dans le secondlivre, de la vîtesse de leur lumière, combinée avec celle de laterre dans son orbite ; elle ne serait donc pas la même pour tousces astres, si leurs rayons parvenaient à nous avec des vitessesdifférentes. Il serait difficile, vu la petitesse de l’aberration, deconnaître exactement par son moyen, ces différences : mais lagrande influence de la vîtesse de la lumière , sur sa réfraction enpassant dans un milieu diaphane, fournit une méthode très-précisepour déterminer les vitesses respectives des rayons lumineux. Ilsuffit pour cela, de fixer un prisme de verre, au-devant de l’objectifd’une lunette, et de mesurer la déviation qui en résulte dans laposition apparente des astres. On a reconnu de cette manière, queles vitesses de la lumière directe et réfléchie, de tops les objetscélestes et terrestres, étaient exactement les mêmes. Les expériencesqu’Arago a bien voulu faire à ma prière, ne laissent aucun doute