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Exposition du système du monde / par M. le comte Laplace
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3 62 EXPOSITION

indiquer le mouvement des astres; on continua de désigner, commellipparque, lorigine du printemps, par lentrée du soleil dans leBélier . Alors on distingua les constellations, des signes du zodiaque,qui ne furent plus quune chose fictive, propre à indiquer la marchedes corps célestes. Maintenant que lon cherche à tout ramener auxnotions et aux expressions les plus simples, on commence à ne plusconsidérer les signes du zodiaque ; et lon marque la position desastres sur lécliptique, par leur distance à léquinoxe du printemps.

Les noms des constellations du zodiaque, ne leur ont point étédonnés au hasard : ils ont exprimé des rapports qui ont été lobjetdun grand nombre de recherches et de systèmes. Quelques-unsde ces noms paraissent être relatifs au mouvement du soleil :lÉcrevisse , par exemple, et le Capricorne indiquent la rétrogra-dation de cet astre aux solstices; et la Balance désigne légalitédes jours et des nuits à léquinoxe : les autres noms semblent serapporter à lagriculture et au climat du peuple chez lequel lezodiaque a pris naissance. Le Capricorne ou la constellation dela Chèvre parait mieux placée au point le plus élevé de la coursedu soleil, quà son point le plus bas. Dans cette position qui remonteà quinze mille ans, la Balance était à léquinoxe du printemps; etles constellations du zodiaque avaient des rapports frappans avecle climat de lÉgypte et son agriculture.

Les Chinois sont de tous les peuples, celui dont les annalesnous offrent les plus anciennes observations que lon puisse em-ployer dans lAstronomie . Les premières éclipses dont elles fontmention, ne peuvent servir quà la chronologie, par la manièrevague dont elles sont rapportées ; mais ces éclipses prouvent quàlépoque de lEmpereur Yao, plus de deux mille ans avant notreère, lAstronomie était cultivée à la Chine , comme étant la basedes cérémonies religieuses. Le calendrier et lannonce des éclipses,étaient dimportans objets pour lesquels on avait créé un tribunalde mathématiques. On observait dès-lors, les ombres méridiennesdu gnomon aux solstices, et le passage des astres au méridien :on mesurait le temps par des elepsidres; et lon déterminait laposition de la lune par rapport aux étoiles, dans les éclipses; cequi donnait les positions sidérales du soleil et des solstices. Par la