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indiquer le mouvement des astres; on continua de désigner, commellipparque, l’origine du printemps, par l’entrée du soleil dans leBélier . Alors on distingua les constellations, des signes du zodiaque,qui ne furent plus qu’une chose fictive, propre à indiquer la marchedes corps célestes. Maintenant que l’on cherche à tout ramener auxnotions et aux expressions les plus simples, on commence à ne plusconsidérer les signes du zodiaque ; et l’on marque la position desastres sur l’écliptique, par leur distance à l’équinoxe du printemps.
Les noms des constellations du zodiaque, ne leur ont point étédonnés au hasard : ils ont exprimé des rapports qui ont été l’objetd’un grand nombre de recherches et de systèmes. Quelques-unsde ces noms paraissent être relatifs au mouvement du soleil :l’Écrevisse , par exemple, et le Capricorne indiquent la rétrogra-dation de cet astre aux solstices; et la Balance désigne l’égalitédes jours et des nuits à l’équinoxe : les autres noms semblent serapporter à l’agriculture et au climat du peuple chez lequel lezodiaque a pris naissance. Le Capricorne ou la constellation dela Chèvre parait mieux placée au point le plus élevé de la coursedu soleil, qu’à son point le plus bas. Dans cette position qui remonteà quinze mille ans, la Balance était à l’équinoxe du printemps; etles constellations du zodiaque avaient des rapports frappans avecle climat de l’Égypte et son agriculture.
Les Chinois sont de tous les peuples, celui dont les annalesnous offrent les plus anciennes observations que l’on puisse em-ployer dans l’Astronomie . Les premières éclipses dont elles fontmention, ne peuvent servir qu’à la chronologie, par la manièrevague dont elles sont rapportées ; mais ces éclipses prouvent qu’àl’époque de l’Empereur Yao, plus de deux mille ans avant notreère, l’Astronomie était cultivée à la Chine , comme étant la basedes cérémonies religieuses. Le calendrier et l’annonce des éclipses,étaient d’importans objets pour lesquels on avait créé un tribunalde mathématiques. On observait dès-lors, les ombres méridiennesdu gnomon aux solstices, et le passage des astres au méridien :on mesurait le temps par des elepsidres; et l’on déterminait laposition de la lune par rapport aux étoiles, dans les éclipses; cequi donnait les positions sidérales du soleil et des solstices. Par la