DU SYSTÈME DU MONDE. 5 7 T>
que quelques évaluations de la circonférence terrestre, que l’ona cherché par des rapprochemeus plus ingénieux que certains, àramener à une même valeur à très-peu près conforme à celle quirésulte des opérations modernes. Ëratoslhène ayant remarqué àSyène , un puits dont le soleil éclairait au solstice d’été, toute laprofondeur, et comparant cette observation à celle de la hauteurméridienne du soleil au même solstice à Alexandrie , trouva l’arccéleste compris entre les zéniths de ces deux villes , égal à lacinquantième partie de la circonférence-, et comme leur distanceétait estimée de cinq mille stades; il fixa à deux cent cinquantemille stades, la longueur entière du méridien terrestre. Il est peuprobable que pour une recherche aussi importante, cet astronomese soit contenté de l’observation grossière d’un puits éclairé parle soleil. Cette considération et le récit de Cléomède , autorisentà penser qu’il fit usage de l’observation des longueurs méridiennesdu gnomon aux deux solstices d’hiver et d’été, à Syène et àAlexandrie . C’est la raison pour laquelle l’arc céleste qu’il déterminaentre les zéniths de ces deux villes, s’éloigne peu du résultat desobservations modernes. Mais la plus grande incertitude que laissecette mesure de la terre, est relative à la valeur du stade employépar Ératosthène , et qu’il est difficile de reconnaître au milieu desstades nombreux qui furent en usage dans la Grèce .
Ératosthène mesura encore l’obliquité de l’écliptique, et il trouvala distance des tropiques, égale à onze parties de la circonférencedivisée en quatre-vingt-trois : Hipparque et Ptoléméem’apportèrentaucun changement à cette valeur, par de nouvelles observations.
De tous les Astronomes de l’antiquité, celui qui par Je grandnombre et la précision des observations, par les conséquencesimportantes qu’il sut tirer de leur comparaison entre elles et avecles observations antérieures, et par la méthode qui le guida dansses recherches, mérita le mieux de l’Astronomie , est Hipparque de Nicée en Bithynie , qui vécut dans le second siècle avant notreère. Ptolémée à qui nous devons principalement la connaissancede ses travaux, et qui s’appuie sans cesse sur ses observations etses théories, le qualifie avec justice, d ’Astronome d’une grandeadresse, d’une sagacité rare, et sincère ami de la vérité. Peu