DU SYSTÈME DU MONDE.
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NOTE IL
Les Chaldéens avaient reconnu par une longue suite d’observa-tions, qu’en 19766 jours, la lune faisait 669 révolutions par rapportau soleil 5 717 révolutions anomalistiques, c’est-à-dire rapportéesaux points de sa plus grande vitesse; et 726 révolutions par rapportà ses noeuds. Ils ajoutaient ^ de la circonférence, à la position desdeux astres, pour avoir dans cet intervalle, 723 révolutions sidé-rales de la lune, et 54 du soleil. Ptolémée , en exposant cette période,l’attribue aux anciens Astronomes, sans désigner les Chaldéens;mais Géminus , contemporain de Sylla, et dont il nous reste desÉlémens d’Astronomie , ne laisse aucun doute à cet égard. Non-seulement il attribue cette période aux Chaldéens, mais il donneleur méthode pour calculer l’anomalie de la lune. Ils supposaientque depuis la plus petite, jusqu’à la plus grande vitesse de lalune, son mouvement angulaire s’accélérait d’un tiers de degrépar jour, pendant une moitié de la révolution anomalistique; etqu’il se ralentissait de la même manière, pendant l’autre moitié.Us se trompaient, en regardant comme uniformes, des accroisse-mens qui sont proportionnels au cosinus de la distance de la luneà son périgée : ils se trompaient encore, en élevant à 7^,9 l’équationdu centre de la lune, qui n’est que de 7 0 , et mêmdansles éclipses. Malgré ces erreurs, la méthode j}££cé<ïente fait honneurà la sagacité des Astronomes chaldéefiS' : c’est le seul monumentastronomique de ce genre, qui nous reste, avant la fondation del’école d’Alexandrie. La période dont on vient de parler, supposela longueur de l’année sidérale, de 365i \ à fort peu près ; celle de5651,2576 qu’Albatenius attribue aux Chaldéens , ne peut doncappartenir qu’à des temps postérieurs à Hipparque .