HISTOIRE DES BALLONS
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France et la Loi . La gondole ou nacelle avait la forme d’uncoq de onze pieds de long sur trois de large et trois de haut :elle était façonnée avec beaucoup d’art et de goût. L’aéronauteemportait avec lui une quantité considérable d’exemplaires dela Constitution qu’il devait jeter dans les airs. Arrivé à grandehauteur au-dessus des nuages, le voyageur raconte dans unproces-verbal publié en 1791 et devenu fort rare, qu’après avoirpris un modeste repas, il but « à la santé de tous les peuplesde l'univers. « — « Arrivé à 12000 pieds à peu près, dit levoyageur aérien, il était 6 heures, j’acquittai là au nom de tousles Français le devoir d’un patriote courageux et intrépide ; je lusà haute voix la déclaration des droits de l'homme; l’Eternel reçutmon serment, et je descendis en jetant çà et là des exemplairesde la Constitution... »
Lallemand de Sainte-Croix toucha terre à Hastin, en Brie,entre Rozoy et Nangis.
Jacques Garnerin , sous le Directoire et dans les premiersjours de l’Empire, devint l’aéronaute officiel du gouvernement.Ses expériences souvent remarquables, et toujours très hardies,eurent le privilège d’attirer au plus haut point l’attention pu-blique. Un moment même, dit un de ses historiens, il semblavouloir s’occuper de recherches utiles; le célèbre astronomeLalande, son protecteur et son ami, le poussait dans cette voie,qu’il abandonna bientôt pour ne plus s’occuper que d’expé-riences spéculatives et de ballons de fêtes. C’était d’ailleurs unhomme bien doué et de beaucoup d’énergie et de courage.
Le 14 juillet 1801 (25 messidor an IX), une fête populaireeut lieu aux Champs-Elysées et sur la place de la Concorde .En face le palais du Corps législatif, un temple décoratiférigé en l’honneur des armées était dédié à la Victoire ;aux Champs-Elysées , un autre temple carré était dédié àla Paix, des salles de danse étaient disposées çà et là. Pourajouter de l’éclat à la fête, Garnerin reçut du gouvernementune somme de trente mille francs, avec lesquels il construisitun aérostat de grande dimension qui lui permît de s’éleverdans les airs avec trois compagnons de voyage : madame Gar-