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HISTOIRE DES BAI.I.ONS
ver de ce météore terrible ; elles font voir avec quelle facilité lesphysiciens font circuler ce fluide, pour obtenir les résultats lesplus étonnants, tels que la fusion des métaux, l’inflammationdes matières combustibles, l’imitation des aurores boréales.
« La beauté et la magnificence des instruments qui composentla collection de ce riche Cabinet ajoutent un charme nouveauà la curiosité et à l’intérêt qu’inspire la physique expérimentale.Des colonnes de cristal s’enflamment et étincellent de feuxéblouissants; des tableaux vraiment magiques expliquent lesplus beaux effets de la foudre; des éclairs circulent sur l’un, etl’électricité embrase les nuages de l’autre. Si l’électricité s’accu-mule sur des batteries, le trait de la foudre s’élance ; mais, dirigéavec le génie de la science, ou elle renverse une forteresse, ouelle fait partir le canon, ou elle trace l’empreinte d’un portrait.
« Les gaz, autres sources de merveilles, donnent lieu à d’au-tres effets extraordinaires ; l’air que nous respirons se décom-pose et se recompose aux yeux des spectateurs ; on reconnaîtle contraste de ses parties ; dans l’une la flamme d’une bougies’éteint, dans l’autre elle se rallume; dans l’une les hommes etles animaux sont asphyxiés, dans l’autre la combustion se faitavec une étonnante rapidité et les animaux y vivent avec plusde plaisir et de gaieté. De là on reconnaît dans l’air l’existencede l’azote qui tue et de l’oxygène qui vivifie ; bientôt on recon-naît que l’air est pesant et élastique; de là l’explication de l’élé-vation des liquides au-dessus de leur niveau, et un grand nom-bre d’expériences curieuses qui se font dans le vide ; de là la dé-couverte des nouveaux briquets pneumatiques ou de l’inflamma-tion par la compression de l’air; delà la théorie des ballons etdes parachutes, dont l’invention plus qu’humaine est rapportéepar M. Garnerin avec l’intérêt qu’inspirent ses succès en cegenre ; de là l’introduction à la connaissance du gaz hydrogène,qui donne l’occasion de faire voir des feux d’artifice sans odeurni fumée, et très variés chez M. Garnerin ; de là la démonstra-tion de la légèreté spécifique de ce gaz qui place l’homme aurang des dieux et lui assure à jamais l’empire du ciel. Cesdernières démonstrations conduisent quelquefois au récit de la