HISTOIRE DES BALLONS
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cune utilité pour sa direction, mais il est obligé de l’employercomme contrepoids, pour le maintenir et le soulager en memetemps dans sa manœuvre; du reste, il en est parfaitement lemaître et le force à suivre tous ses mouvements.
« Ai. Dcgen laisse aux Français l’honneur de la découvertesublime des ballons, mais il réclame pour lui celle de la directionà volonté, que personne n’a encore pu trouver jusqu’à présent.
« En conséquence, il prie le public qui voudra bien l’honorerde sa présence, de ne considérer son expérience que sous le seulrapport de la direction, le ballon n’étant qu’un faible accessoirequi n’entre pour rien dans la composition ni dans le mécanismede la machine dont il est l’inventeur. »
Le mercredi 9 juin 1812, Degen s’éleva du jardin de Tivoli,mais il n’obtint aucun résultat quant à la direction de son aéros-tat. Il prit terre à Chatenay, non loin de Versailles . Le deuxièmeessai exécuté par Degen en 1812 ne fut pas plus heureux que lepremier, on vit l’aéronaute attaché à son petit ballon faire mou-voir ses ailes, mais sans aucun succès. La troisième et dernièreexpérience de Degen eut lieu au Champ-de-Mars le 4 octobre de lamême année. L’inventeur souleva cette fois l’indignation de la foulequi faillit le rouer de coups. Il fut bafoué, caricaturé et chansonné.L’acteur Brunet, fort célèbre alors, le représenta avec grand succèssous le nom de Vol-an-Vent, dans une pièce comique du théâtre des Variétés , intitulée : Le Pâtissier d’Asnières.
Il paraîtrait cependant, d’après Dupuis-Delcourt, que Degenétait un honnête homme, plein de sincérité et de bonne foi. Ilaurait fait à Ahenne quelques expériences d’étude, à l’aide de sonsystème d’ailes artificielles équilibré par une corde soutenue pardes contrepoids.
Un grand nombre d’inventeurs ont essayé comme Degen derecourir aux appareils d 'aviation ou au système du plus lourdque l’air, pour obtenir des appareils aériens dirigeables. Nousexaminerons d’abord les expériences de ceux d’entre eux quiont essayé de recourir à l’emploi du parachute.
L’appareil de Garnerin n’est-il pas susceptible d’être perfec-tionné? Sa forme est-elle la plus favorable au but qu’il s’agit d’at-