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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
lion dos enfants qui meurent en lias Age est relativement minime; tou-tefois la survivance des faillies aurait pour résultat d’amener un certainabâtardissement de la race et dans les îles l’on ne verrait plus d’hommesqui puissent se comparer aux vigoureux paysans du Minlio portugais . Quel-ques épidémies font leur apparition de temps en temps. Les chroniquesparlent de «pestes » qui, de concert avec les pirates maures, dévastèrentles colonies naissantes. Actuellement les lièvres gastriques et typhoïdes sepromènent dans l’archipel, mais la distribution topographique des villeset des villages est de nature à atténuer les effets de ces maladies. Si cen’est dans les rares endroits où l’appel du commerce a lait naître desagglomérations considérables, les demeures se suivent en longues ruessur le pourtour insulaire, toutes exposées à la bienfaisante influence de labrise marine. Le médecin Bullar n’a constaté que deux cas de phtisie parmises malades '. L’alimentation du paysan est en général fort simple, maisfortifiante; les Açoriens sont grands mangeurs d’un pain qu’ils préparentavec la farine de maïs : il leur en faut en moyenne au moins deux kilo-grammes par jour et ils en prennent avec tous leurs autres aliments,légumes, poissons et fruits. « Tout avec le pain, — fait l'homme sain, »dit leur proverbe.
Les terres, si fertiles qu’elles soient, et quoique cultivées sur tout lepourtour des îles jusqu’à àOO mètres d’altitude, ne suffisent pas à l’en-tretien de la population grandissante. La cause de cette pénurie de vivresdoit être attribuée surtout à la répartition de la propriété; lors du vovagode Ilunt, en 1840, le nombre des propriétaires ne représentait que latrente-sixième partie des habitants adultes 2 . Bien que la loi ait suppriméles majorais, l’ancienne division féodale s’est en grande partie maintenue:l’île de San-Miguel appartient presque tout entière à une douzaine degrands propriétaires comme aux premiers temps de la colonisation; plu-sieurs domaines comprennent une large bande de terrain s’étendant de lafalaise marine aux cônes des volcans. Les fermiers possèdent, il est vrai,le droit héréditaire de rester sur le sol cultivé et de vendre les améliora-tions qu’ils y ont faites; mais l’impôt annuel qu’ils ont à donner au pro-priétaire représente une partie considérable, quelquefois la moitié du pro-duit. Les petites propriétés ne sont pas nombreuses et les droits de vente,de mutation et autres frais de justice qui les grèvent, lors d’un changementde mains, en suppriment la valeur réelle pour le petit cultivateur: celui-
1 Win ter in the Azorrs.
- Journal of the Geoyraphical Society of London.