NOUVELLE G K O G K A1’ II1E UNIVERSELLE.
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pour les fugitifs, la terre de liberté pour les affranchis. C’est là surtout quele laineux Hawkins, dit « le premier négrier », lit les captures Iructucusesqui lui valurent, de la part d’Elisabeth, l'anoblissement du nom et le droitde porter des armoiries représentant un « mi-maure, dans sa couleurpropre ». La compagnie anglaise à laquelle le roi d’Espagne avait concède,en vertu du fameux asiento de 1717), le privilège de fournir d'esclaves sespossessions du Moineau Monde, ne s’élail pas bornée à exporter les 4800« pièces d’Inde » demandées; elle en vendit dans les années exceptionnellesjusqu’à lit) 000, produit de guerres ayant coûté au moins le double de vic-times. Ees derniers repaires des négriers de la côte occidentale étaient peuéloignés de Sierra-Eeone, dans File Sherhro et surtout dans les estuairessitués plus au sud. Mais c’est aussi à Sierra-Eeone qu'en 1787 GranvilleSliarpe et Smeathman acquirent un domaine des chefs limai pour en faireune terre de liberté. En premier groupe de colons noirs s’y établit, puis,après la guerre de l'indépendance américaine, des nègres qui s’étaientréfugiés dans la Nouvelle-Ecosse demandèrent à être menés en Afrique : laplupart y périrent de misère et de faim, mais d’autres affranchis vinrent duCanada, et cinq cents nègres marrons de la Jamaïque , que l’on avait cap-turés en dressant contre eux des chiens de chasse, furent transférés enmasse sur la terre africaine, pour que leur voisinage ne gênât plus les an-ciens maîtres'. En 1807, la traite des nègres ayant été ofliciellement abo-lie, le gouvernement anglais se substitua à la compagnie de Sierra-Leone comme propriétaire de la péninsule, non seulement pour y débarquer lescargaisons vivantes des négriers, mais aussi pour y déporter les soldatsmutinés de ses autres possessions tropicales.
Ce mélange de gens de tous idiomes et de toutes provenances a pro-duit une population hybride qui ne ressemble à aucune de celles qu’onvoit sur le reste de la cote. Leur réputation est mauvaise dans tous lescomptoirs de l'Afrique occidentale : avidité, hypocrisie, bassesse, telssont les traits qu’on leur reproche et qu’on met en contraste avec l’hon-nêteté, la franchise, la fierté des Mandingues. Mais si les blancs les aimentpeu, c’est qu’ils trouvent dans ces noirs libérés de redoutables concur-rents pour le trafic avec les gens de l’intérieur. Les Sierra-Léonais ont un grand esprit d’entreprise : les ouvriers qui se sont formés à Free-town , serruriers, mécaniciens, forgerons, charpentiers, menuisiers, sontfort appréciés dans toutes les villes du littoral; ce sont qui enseignent,sinon l’anglais , du moins un patois dérivé de cette langue à toutes les
Samuel A. Walker, Missions in central Africa.