KATSENA, DA.NKAMA, KANO.
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21 kilomètres, entretenue avec beaucoup de soin; dans la partie méridio-nale de la ville, on voit les restes d’un rempart, plus ancien, maintenant,recouvert de cabanes. Quelques étangs sont épars dans l’ovale irrégulier quelimitent les murailles : la plus vaste de ces mares, dite la Djakara. se dé-veloppe de l'ouest à l'est sur une longueur de plus de 3 kilomètres, maiselle est coupée vers le milieu par un isthme ou « pont », au nord duquelse trouve le grand marché et qui est le point de départ des principalesavenues rayonnant vers les portes de l’enceinte. Ces mares, entourées deroseaux, couvertes de nénuphars, sont les réservoirs qui alimentent la citéd’eau potable; ce sont en même temps les égouts et l’on y voit Uolter
N° 105. - KANO.
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d’horribles restes : aussi n’est-il pas étonnant que Kano soit fort redoutéedes voyageurs pour son insalubrité. Outre ces étangs naturels, les habitantscreusent des trous pour en retirer des matériaux de construction et cescavités s'emplissent d’eau et de débris, loyers d’infection et de mort.
Au siècle dernier Kano n’était pas une ville populeuse; elle ne devintl’une des cités considérables du Soudan qu’après la chute de Katsena,lorsque les marchands furent obligés de déplacer le siège de leur com-merce. Peuplée d’immigrants de toute race, elle occupe un espace d’aumoins 25 kilomètres carrés, ovale irrégulier inscrit dans l’ovale beaucoupplus vaste de l’enceinte. Du haut du rocher de Dala, situé au nord de lacité, on domine la vaste étendue de maisons d’argile à terrasses et de