DONDrt, CAZENGO, CACULLO. A MISA CA.
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Brésiliens, «pii ouiployî'i'ont d'abord le travail des esclaves, devenus main-tenant des salariés. Le premier fazendeiru qui s’étaldil dans le Cazengo, enIN57, venait du Brésil . Huit ans après, il recollait déjà S tonnesde café, et en 1SS0 l’exportation du seul district de Cazengo atteignit2500 tonnes 1 . On cultive aussi le cotonnier dans le Imssin du l.u-ealla, etcelle eu I tu il* promettait de devenir assez importante pendant la guerre amé-ricaine de sécession; mais elle est actuellement peu fructueuse pour lesplanteurs. La région est très riche en gisements miniers; toutefois on n’yexploite guère que le minerai de fer, laineux depuis un temps immémorialpar l’excellence des produits que savent en extraire les indigènes : lessoufllets à double courant dont ils se servent sont absolument les mêmesque ceux des Egyptiens, représentés dans les hypogées’. Dans les sables destorrents de Golungo-Alto on trouve aussi de la poudre d’or, mais jusqu’àmaintenant en trop faible quantité pour (pie l’exploitation puisse s’en faireavec bénéfice.
Cette région du Lu-calla, l’une des plus gracieuses et la plus riche del’Angola , était naguère tellement dépourvue dévoies de communication, queles porteurs devaient cheminer jusqu’aux villes du littoral par les sentiersépineux des forets : une grande partie du trafic indigène prenait même ladirection d’Ambriz, attirée par le bon marché des denrées d’échange. Enattendant (pie la voie ferrée emporte les produits du pays directement versLuanda , tout le commerce extérieur du Lu-calla se fait par l’entremise desbateaux à vapeur du Cuanza ; mais c’est encore à dos d’homme (pie les caféssont transportés jusqu'aux escales du fleuve. On a calculé que, sur un ton-nage total de plus de 11 000 tonnes que représente le mouvement deséchanges sur le Cuanza , la part du bassin du Lu-calla est de 5000 tonnes :à 45 kilogrammes par charge moyenne, il faut donc compter près de025 000 porteurs qui chaque année font le pénible voyage entre les planta-tions de l’intérieur et les embarcadères du Cuanza . On a construit récem-ment une route de 57 kilomètres qui rejoint Dondo au chef-lieu du districtde Cazengo, le bourg de Cacullo, situé près des sources du Lu-inha,affluent seplcntrional du Lu-calla. Ce chemin, qui permettra d’utiliserd’autres véhicules que l’homme, franchit deux bras du Lu-calla par desviaducs en fer, l’œuvre industrielle la plus remarquable de tout le terri-toire d’Angola 5 .
Pamba, la ville désignée comme le point d’arrivée du futur chemin de
1 J. P. Oliveira Mai-lins, O Br mil e as Culonias Porluguezas.
- J. J. Monli'ii'o. ouvrage cité.
r - As Culonias Portnguezas , março 51. 1887.