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la main dans l’étroilo ouverture : fréquemment le récipiendaire achète dela perle d'un doigt la gloire de porter son bracelet.
I.es indigènes des Palaos ont la peau plus noire que les Mariannais et lesCarolins, et riiez la plupart d’entre eux les cheveux sont crépus ou irisés:quoiqu’il y ait eu certainement mélange de sang malais et polynésien , letvpe papoua domine; les îles méridionales, près des côtes de la Nouvelle-(iuinée, appartiennent ethnographiquement au monde de la Papouasie . D’a-près Semper, on voit un très grand nombre de naturels que l’on pourraitprendre pour des Juifs à l’expression de leur physionomie. Ils ont de petitsyeux et de fortes mâchoires, la face carrée; leur nez est naturellementaplati et les narines se relèvent extérieurement avec une grande facilité.Jadis tous les indigènes des Palaos se perforaient la cloison du nez; maiscette pratique se perd chez la nouvelle génération, malgré la légende reli-gieuse (pii s’v attache : d’après les vieillards, les ombres des défunts seprésentent toutes devant un conseil d’esprits qui siège près de l’ile Niaour,à l’entrée du .\edelok ou « pays dos Morts ». et on leur lait subir un exa-men ; celles qui n’ont pas le nez perforé sont jetées à bas du tronc d’arbrequi mène aux Champs Klysées des Palaos et englouties aussitôt par un mol-lusque énorme 1 . Les insulaires se noircissent les dents au moyen d’uneterre noire qui leur fait gonfler les gencives et empêche la mastication pen-dant plusieurs jours. Ils se peignent aussi le corps d’un jaune éclatant etse tatouent, mais avec une moindre profusion de dessins, lignes, croix,étoiles, images de poissons et d’oiseaux, que leurs voisins des Carolines;quelques dames des Palaos se posent des mouches sur le visage, a la iaçondes marquises du dix-huitième siècle. La pratique du tatouage diminue,à cause du danger de l’opération : les piqûres aux jambes et aux cuissesont souvent entraîné la mort du patient. Le tatouage n’a plus un carac-tère sacré, et l’on ne peut [dus reconnaître la position sociale d’un indi-vidu aux ligures tracées sur son corps.
Wilson, ignorant la langue des Palaos , s’imaginait que les insulairesn’avaient point de culte : il est vrai qu’ils n’ont guère de cérémoniesreligieuses; mais leur mythologie est très compliquée et les personnagesqui leur servent d’intermédiaire avec le monde surnaturel, les liai des,sont très puissants, parfois plus que les chefs eux-mêmes. Ces magiciens,hommes ou femmes, peuvent évoquer les âmes des morts, conjurer les
1 .Mikfukho-Makt'aï, mémoire cité.