NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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maladies, écarter ou appeler les lléaux. Leurs pouvoirs soûl héréditaires 'et eiiuj d entre eux ont la suprématie sur tous leurs confrères de l’archipel.On leur hàtit des maisons et on les approvisionne en abondance de touteespère de denrées. I n poisson est aussi tenu pour kalile; enlin il existedes pierres divines auxquelles on offre des sacrifices et qui sont consi-dérées a la lois comme des symboles et des tigurations vivantes du kaliteklo-klo ou kalite suprême, appelé aussi Lios ou Dios, depuis que lesEspagnols et les insulaires des Palaos sont en relations de commerce. Lacroyance aux génies et les ordres des kalites et des chefs, qui veulent seréserver des jouissances interdites au vulgaire, ont compliqué l’existencedes indigènes d’une foule de prescriptions et d’observances; un trèsgrand nombre d’objets et de lieux sont movgoul, c’est-à-dire taboues.Chacun a sa vie réglée par des coutumes sévères.
Les femmes sont respectées et peuvent acquérir le pouvoir, soit commeJxalites. soit comme chefs suprêmes. Elles se groupent en associations,dont on reconnaît les privilèges, et l’on assura même à Mikl'ukho-Maklaïque, en cas de crime ou de délit, la femme était jugée par ses pairesses.Des traces d’un ancien matriarcat se maintiennent : ce n’est pas l’épousedu chef, mais sa sœur, qui est considérée comme la [tins noble et l’héritagedu pouvoir ne se fait pas du père au fils, mais du frère au frère. Le lieude bains réservé aux femmes est sacré : l’homme qui passe sans permis-sion à coté de baigneuses s’expose à être battu ou même tué par elles 1 . Leshommes de chaque caste, soldats ou nobles, se groupent également enassociations et possèdent des « clubs » particuliers, les pai, dans lesquelsnul ne peut pénétrer sans leur assentiment. Les associés achètent un cer-tain nombre de jeunes tilles, qui deviennent les épouses temporaires detoute la communauté et qui forment ensemble une petite cohorte privilé-giée, accompagnant les membres du club dans toutes les fêtes et les expé-ditions de guerre. Les paï, dressés sur de grosses pierres en forme depiliers, sont des édifices relativement somptueux, que l’on décore avec leplus grand soin de figures sculptées et peintes. En groupe symboliques’élève au centre du fronton; aux parois sont appendues des rangées deligures découpées en bois, peintes de rouge, de jaune et de noir, les unesreprésentant des scènes de la vie locale et constituant une sorte d’histoire,les autres se rapportant à des mythes religieux. Ce sont les annales de lanation ou de la communauté, représentées sommairement et résumées enquelques parties par des signes abréviatifs que l’on peut considérer comme
1 Semper, mémoire cité.