NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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on a cru reconnaître les libres du noyer, du frêne et du pin, lie peuventvenir que de la zone tempérée 1 2 . Si les marins n’ont pas fait méprise ensignalant comme du noyer le bois qu’ils ont recueilli, c’est du Japon méri-dional que le courant l’aurait apporté; il serait venu en dérive, Ilot tantsur la brandie du Kuro-Sivo qui passe par le détroit de Bering, puis seserait recourbé vers le nord-est pour doubler l'archipel de Parry dans ladirection du Groenland . Quant au bois de pin, il est naturel de penserqu'il vient de la bouche du lleuve Mackenzie. C’est également par le gouletdu passage tourné vers la mer Polaire que les marées se propagent du nordau sud vers la mer de Ilaflin, où elles se rencontrent avec le flot venu del'Atlantique. On admet, mais sans preuves, que ce flux de marée a le bas-sin du Pacifique pour lieu d’origine et qu’il passe par le détroit de Bering 1 ;toutefois il se pourrait aussi que cette oscillation provînt de l’Atlantiqueboréal et contournât au nord l’ile immense du Groenland .
Dans le détroit de Lancaster et les autres passages qui font communiquerle golfe de Baftin avec les mers polaires occidentales, les ondulations ducourant et du Ilot sont assez peu sensibles : les plus hautes marées nedéliassent guère 1 mètre, et d’ordinaire on ne réussit pas même à lesobserver 3 . Sous l’emhàcle qui recouvre les eaux au sud de l’ile Melville, lesliasses marées n’ont que de 5 à 4 centimètres. Il n’y a point, dans l’ar-chipel Polaire, de montagnes de glace voyageant avec le Ilot comme descathédrales en marche : les blocs les plus considérables sont ceux qui sedétachent des glaciers orientaux sur les côtes baignées par les détroits deDavis et de Baffin. Lors de son voyage de découverte dans l’avenue desdétroits qui commence au Lancaster-sound , Parry ne vit pas un seul buttonqui dépassai de 9 mètres le niveau de l’eau; presque partout le champ desglaces qui s’étendait en hiver d’une île à l’autre était fort irrégulier, par-semé de petites buttes qui provenaient surtout de neiges disposées en sillonspar le vent et graduellement durcies. Mac-Clure aperçut des banquisesde même aspect dont les saillies, grandissant pendant des siècles peut-êtrepar l’effet des gels et des dégels alternatifs, et s’entremêlant aux lits deneige, s’élevaient à la hauteur de 50 mètres; mais nulle part ne se trou-vaient de bosculis pressés les uns contre les autres connue dans les dé-troits de Smith et de Kennedy et dans la mer Paléocrystique. D’ailleursl’humidité qui se précipite dans ces parages sous forme de neige ou de pluieest beaucoup moindre qu’au Groenland ; durant toute une année, Parry vit
1 Griscbacli, Petermann's Geographische Mitllieilungen, 1874, Iloil V.
2 Emit Bcssels, Petermann's Mitllieilungen, 1874, Hof’t IV.
3 \Y. Edw. Parry, Journal of a Voyage of discovery.