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Livre XVII. Indes occidentales.
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M A Y A P A X, LXMAL, VA l.l.ADOLIIl, CH1CHEN- 1TZA.

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ornements de forme diverse qui témoignent d’un goût très inventif; l’unedes décorations extérieures est celle que certains archéologues ont prisepour la représentation d’une trompe d’éléphant, l'n autre palais plusconsidérable, la « maison des nonnes », est décoré plus somptueusementencore : nulle part dans les monuments ruinés du Yucatan on ne voit uneplus grande variété de motifs traités avec plus de bonheur. Innombrablessont les amas de pierres, les tombelles, les pyramides devenues des collinesboisées, qui se pressent dans le voisinage d’Uxmal , de ïicnl, de Tekax, etsur les deux versants du chaînon de hauteurs qui se prolonge au sud-est, àN'ohpat, à Sacbé, Kabah, Sanacté, Labna , Zayi. Les ruines de ce derniervillage sont parmi les plus grandes du \ ucatan et les indigènes n’osentguère en approcher; parfois, disent-ils, une musique mystérieuse y vibreentre les pierres’. An sud de la chaîne de collines, les ruines sont éparsesjusque dans la ville récemment fondée d’iturbide, située sur la frontière du\ucatan civilisé et du territoire habité par les Indiens sauvages. Plus loin,vers le Guatemala , les archéologues découvriront certainement d’autresmonuments du séjour des populations maya.

Dans la partie orientale du Yucatan la ville principale, l’antique Zaci ou« Argile Blanche », non encore rattachée à Mérida par un chemin de fer(18911), porte le nom espagnol de Yalladolid. Elle est située au centred’une région de culture assez fertile, et l’une des plus salubres, puis-qu’on y envoie souvent les malades phtisiques de Campeche et de Mérida ;mais comme tant d’autres villes du Yucatan , elle est plus intéressante parles ruines des environs que par ses monuments modernes, et d’ailleurselle a été presque dépeuplée comme ville frontière pendant la guerrecontre les Maya révoltés : ses manufactures de cotonnades n’existentplus A L’ancienne Chichen-Itza , où séjournèrent les souverains de lafamille des Itza, est située à 52 kilomètres à l’ouest de Yalladolid. Devenuesimple village, elle est parsemée de ruines qui, lors de la conquête, servirentsuccessivement aux Indiens et aux Espagnols de remparts et de forteresses.La pyramide de Chichen-Itza , encore assez bien conservée, est accessiblepar un escalier monumental bordé d’arbres et se terminant à la base pardeux tètes colossales de serpents à la gueule ouverte. Dans un édifice qu’ildésigne par le nom de « gymnase », Stephens découvrit des peintures qu’ildéclare « le plus précieux joyau de l’art des aborigènes existant dans toutle continent d’Amérique »; mais les couleurs ont presque entièrement dis-

1 Stephens, Brasseur de Bourbourg , Charnav, Bancroft, etc.* Frederick A. Ober, ouvrage cité.