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NOUVELLE GÉOGRAPUIE UNIVERSELLE.
paru par le fait du temps et des visiteurs. I/une de ces décorations représen-tait un grand bateau à proue et à poupe relevées, avec gouvernail et tillac.C’est aussi à Chichen-Itza , sous une couche de débris épaisse de 8 mètres,que l’archéologue Le Plongeon a découvert la plus belle statue de l’artnahua, exposée maintenant dans le musée de México , celle du roi Cliac-Mool, le « Roi-Tigre », personnage couché sur le dos et regardant de côté,vers sa droite : sa tête, aux traits réguliers, est ornée de bandelettes àla mode égyptienne. La sobriété majestueuse de cette statue contraste singu-lièrement avec les figures surchargées de monstrueux ornements que l’onrencontre en tant d’autres temples du Mexique, du Tabasco et du Chiapas .Le cenote, qui a valu à Chiehen-ltza son nom, signifiant « Bouche des Fon-taines », est d’une apparence sinistre : c’est un large puits d’environ 150mètres de circonférence, dont les parois sont entourées de cordons circu-laires par les saillies des assises : l’eau, verte et profonde, à 20 mètres au-dessous de la falaise, reflète les arbres qui se penchent sur la rive et lesfestons de lianes pendantes. Encore en 1560 on y jetait des hommesvivants en sacrifice aux dieux'.
Au nord et au nord-est de Yalladolid, dans le district de Tizimin, pro-ductif en coton, les ruines sont également nombreuses : celles d’Ek-Balamou du « Tigre noir », découvertes par M. Charnay, sont très remarquablespar leurs peintures murales. Sur la côte de l’est, d’anciens monuments sedressent aussi sur les promontoires : une ville entière est recouverte par labrousse au cap Catoche 5 ; plus au sud se succèdent El Meco et Cankun, enface de l’ile de Mujeres, Paalmul, Pamal sur les bords du détroit qui sé-pare Cozumel de la grande terre, et Tulum, située plus au sud, au sommetd’une falaise. Cette dernière paraît avoir été une puissante capitale ; ducôté de la terre les trois faces d’une muraille d’enceinte, encore solide, ladéfendaient contre l’ennemi; les tours, qui flanquent ce rempart, égale-ment bien conservées, sont probablement celles dont parlent les premiersnavigateurs. L’architecture des édifices de Tulum présente des dispositionsparticulières qui font croire à un mélange de civilisations dans cette régionécartée du pays des Maya. Quelques temples de cette contrée étonnent parleurs dimensions lilliputiennes : percés d’une étroite ouverture, où unhomme peut à peine se glisser, ils sembleraient, dit Le Plongeon, « avoirété faits pour un peuple de nains ! » La partie du littoral où se trouve Tu-lum appartient maintenant aux Indiens libres, et dans ce district s’élève