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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
L’élève du bétail est une des grandes industries de la •
Mexicaine : dans quelques haciendas des provinces relativement aridesdu nord et dans les savanes humides de certaines régions du Yera-Cruzet du Tabasco, la population se compose presque uniquement de vaqueras,ayant chacun sous sa surveillance des centaines de bêtes à cornes ou de8 à 10 atajos, soit plus de 200 chevaux. Quelques domaines ont jus-qu à trente mille tètes de bétail'. Les gardeurs de bestiaux, pour la plupartIndiens et métis, ne ressemblent pas aux autres Mexicains : hommes àdemi sauvages qui, d'un coup de lazo, arrêtent le cheval indompté ourenversent le taureau, ce sont les centaures que les romanciers mettenten scène, dont ils célèbrent les amours, les combats, les aventureshéroïques. Mais les générations se succèdent et les industries changentavec elles. Autrefois le bœuf et le cheval vivaient libres dans les pâturages,comme l’aurochs ou le bison, et les vaqueros étaient plutôt des chasseursque des gardiens : après avoir capturé la bête pour lui marquer surla cuisse les initiales du propriétaire, ils la lâchaient dans la savane jus-qu’au moment où il fallait la saisir de nouveau pour l’égorger ou la livrerà un acheteur. Même des chevaux mustangs ou ladinos, devenus com-plètement sauvages, vivaient dans la brousse loin des eaux courantes,et en été, lorsque toutes les mares étaient desséchées, se désaltéraient enmangeant les palettes des cactus sans épines*. Maintenant on s’occupeen nombre de fermes d’élever réellement le bétail, par les croisements,la nourriture, le dressage; on crée de nouvelles races par l'importationde bêtes européennes, américaines ou même asiatiques : c’est ainsi (|uele zébu de l'Inde et le bu file ou carabao des Philippines ont été intro-duits avec succès dans les étables du Mexique . Les chevaux de raceandalousc que les Espagnols avaient amenés lors de la complète et quid’ailleurs ont de très grandes qualités, fougue, force et endurance, sontégalement croisés avec d’autres races; le choix s’accroît de plus en pluspour les beaux cavaliers mexicains, si tiers de leur prestance à cheval, deleur élégant costume à broderies et à torsades d’or, de leur adresse à l'airepiaffer et caracoler leurs montures et à les lancer à toute vitesse à traversrochers et fondrières. Le petit bétail, brebis et chèvres, est moins appréciépar les éleveurs; mais dans certains Etats, notamment México et Jalisco ,les porcs paissent par bandes nombreuses dans les campagnes et les forêts.
Lorsque les Espagnols arrivèrent dans le pays avec leurs idées Iradilion-
1 Valeur du b«;t:iil mexicain en 1888 : -400 000 000 francs
2 A. I Iule. Die Lânder am untern Rio llrnro del Norte.