NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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partie de son développement, mais çà et là le tracé en est purement con-ventionnel. Dans son ensemble, le Guatemala , non compris les plaines dunord, a la forme d’un triangle dont la base est le littoral du Pacifique, tan-dis que la pointe s’avance vers la baie de Honduras .
La plus forte part du territoire qui constitue actuellement l’Etat deGuatemala était encore indépendante des Espagnols à la lin du dix-septièmesiècle, cent cinquante années après la conquête du Aueatan. D’après lachronique, un des principaux chefs des ltza, chassé de Mayapan , l’anciennecapitale des Maya, vers 1420 ou 1440, émigra au sud avec sa tribu, [mis,après un long exode, il finit par s’établir au milieu des forêts, dans filed’un grand lac, à laquelle il donna le nom de Petén-ltza ou « ile des ltza »,appellation qui devint plus tard celle de toute la contrée située au sud duYucatan . Grâce à l’heureuse position stratégique de leur résidence et à lafertilité des terres riveraines du lac, les ltza fugitifs prospérèrent dans leurnouvelle demeure et la renommée de leur puissance et de leur richesses’étendit au loin : on parlait même de leur ville insulaire comme d’unecité hérissée de dômes et de tours dont les toitures d’or illuminaient leciel. Cortès traversa leur territoire lors de son voyage aventureux vers leHonduras et les missionnaires racontent qu’ayant dù laisser son chevalchez les ltza, ceux-ci l’adorèrent comme un dieu, essayant de le nour-rir de fleurs et de volailles, puis, après sa mort, en tirent une imagerévérée présidant aux orages'. Après Cortès, les premiers Espagnols quiessayèrent de pénétrer dans la contrée des ltza, en 16(32, furent surprispar les Indiens et massacrés jusqu’au dernier. En 1696 et l’année suivante,d’autres expéditions, venues du Guatemala , n’atteignirent pas non plusle lac mystérieux : c’est en 1697 seulement que Martin de Ursua, aprèsavoir préparé prudemment et longuement les moyens d’attaque, et mêmeconstruit une route à travers la forêt, mena sa petite armée de Campecheau bord du lac Petén et réussit, grâce au canon et aux arquebuses, àmettre en fuite les milliers d’ilza qui défendaient la forteresse insulaire.
Les Indiens, Lacandons et autres, qui vivent dans les hautes vallées del’Usumacinta et de ses tributaires, n’avaient point de citadelle comme lesltza et les Espagnols n’eurent pas à les déloger, mais ils ont gardé d’autantmieux leur indépendance qu’ils se déplacent plus facilement de clairière enclairière. Les blancs traversaient leur territoire, mais sans y faire d’établis-sements durables; quand ils partaient, leurs campements disparaissaientbientôt et le souvenir même de leur passage était oublié. On ne connais-
1 Yilliigutliüru, Historia de la Coiiquista de la provincia de cl ltza.