NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
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identique à celle de la chaîne qui leur sert de piédestal. Vers les frontièresde Chiapas et dans les Altos de (Juezaltenango, les puissants cônes d’érup-tion s’élèvent précisément sur le bord supérieur du plateau et leurs pentesse confondent avec celles du soubassement qui les porte; mais plus loin,vers le Salvador , l’axe des volcans, dirigé presque exactement au sud-est,cesse de coïncider avec celui de la sierra, qui se développe plus au nord,et les hautes pyramides s’élèvent à mi-pente en avant de la chaîne, en-tourées d’une frange de ravins'. Toutefois, pour le voyageur qui cingle aularge de la côte guatémaltèque , les points qu’il voit pointer de distance endistance au-dessus de l’horizon des terres semblent surgir de la crêtemême des monts.
L’altitude du rebord de terres qui se développe au-dessus des côtes méri-dionales du Guatemala diminue graduellement du nord-ouest au sud-est,des frontières du Chiapas à celles du Salvador . Dans la partie occidentaledu Guatemala , dite les Altos ou les « Hauts », les plateaux dépassent"2000 mètres; celui de Totonicapam atteint même 2500 mètres et les prin-cipaux sommets sont de mille mètres plus élevés. La grande plaine de Gua-temala , située dans la partie centrale de la contrée, sur le faite de partageentre les versants, présente une altitude moyenne de 1500 mètres, dominéede plus du double par les monts à cratère du district d’Antigua . Entindans la partie orientale, la moyenne des altitudes ne parait pas dépasser debeaucoup la hauteur de 1000 mètres, et les points culminants s’élèventde 1200 à 1500 mètres; des brèches nombreuses, occupées par des lacs oupar des vallées de rivières, interrompent les chaînes et sont en maintsendroits utilisées comme limites entre les deux républiques de Guate-mala et de Salvador .
Au sud-est du volcan actif de Tacanâ, que l’on a choisi comme borneentre le Mexique et le Guatemala , le premier volcan est celui de Tajomulco,dont l’altitude dépasse également 5500 mètres : il domine le plateau sousla forme d’un grand cône de régularité parfaite, recouvert à la base deforêts touffues. Les Indiens y trouvent de grandes quantités de soufre, cequi fait croire à MM. Dollfus et de Mont-Serrat que des fumerolles y renou-vellent incessamment la couche exploitée ; d’ailleurs, Bernouilli y vit dis-tinctement des « flammes » en 1865. Au delà du Tajomulco, il n’y a pointde montagne en travail jusqu’au massif de Quezaltenango , composé de troisvolcans, alignés du sud au nord. Le cône septentrional, qui s’élève à17 kilomètres au nord de la ville, est une butte de 200 mètres seulement;