MO.NTAG.NES DU GUATEMALA.
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d’Alta Yera-Paz; plus loin, elle s’appelle sierra de Santa-Gruz et va formerle promontoire qui sépare le Golfete et le golfe d’Amalique. La dernièregrande chaîne au nord du Guatemala est celle de Chaîna; elle se recourbevers le nord-est en contournant les sources du rio de la Pasion et, pardes crêtes basses, va rejoindre les monts de Cockseomb dans le HondurasBritannique. Les passages de cette arête, pratiqués par de rares voyageurs,sont âpres et difficiles, non tant à cause de leur élévation que par leredressement des assises aux vives arêtes : ce sont les montagnes qu’eutà franchir Cortès avec sa bande lors de l’expédition du Honduras et quiépuisa ces hommes rudes, pourtant si endurcis à la fatigue. Au nord dela sierra de Chamâ s’étendent des savanes qui se prolongent au loin vers leVucatan, mais cette plaine est parsemée de collines, isolées les unes desautres et presque uniformément boisées, qui naissent comme des îles aumilieu de la mer des herbes : de toutes parts on est environné d’un cerclede ces monticules, limitant l’horizon de leurs cônes inégaux 1 .
Pris dans son ensemble, le Guatemala du sud et du centre est presqueentièrement recouvert par des tufs à pierres ponces : on ne voit les roches degranit, les micaschistes ou porphyres, qu’en de rares endroits, aux partiesles plus saillantes des plateaux et des montagnes ou dans les fonds lavés parles rivières. La quantité de ponces rejetée par les volcans fut énorme, puis-que les couches de débris accumulés sur toute la contrée ont une épaisseurde lut) ou même de 200 mètres et qu’il n’existe, pour ainsi dire, « pas unevallée qui n’ait été en partie comblée par ces dépôts, pas un plateau quin’ait été nivelé par eux ». Au-dessus des amas de ponces s’étend une couched’argile jaunâtre d’une épaisseur moyenne de 4 ou 5 mètres, formée pro-bablement par la décomposition superficielle des roches sous-jacentes :c’est dans ces argiles et immédiatement au-dessous, dans les ponces, quel’on trouve de temps en temps les restes de mastodontes et de YElepIiasCulombi, animaux qui vivaient pendant les âges quaternaires : ce fut doncl’époque durant laquelle se firent les prodigieuses éruptions des volcansguatémaltèques.
Les pluies sont assez abondantes au Guatemala pour alimenter de nom-breux cours d’eau; mais il ne peut y avoir de fleuves proprement dits quesur le versant de l’Atlantique, où la disposition du sol et la longueur duversant permet aux eaux courantes de se développer en une vaste ramure.Sur le versant du Pacifique, étroite bande de terrain qui s’incline d’un jetvers la mer, les ruisseaux descendent brusquement par des ravines paral-