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Livre XVII. Indes occidentales.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

presque indépendants, et d’ailleurs bien peu connus; cependant on croitque leur langue diffère de celle des Itza et des Lacandons . Les Chol ou« Hommes » \ leurs voisins du sud, épars dans les savanes entre l’Usuma-cinta et le Golfo Dulce, sont les indigènes de race maya que Fernan Cortèsrencontra dans son expédition du Honduras et avec lesquels il put s’entre-tenir, grâce à l’intermédiaire de doïïa Marina, qui parlait elle-même lechontal : les deux langues, dérivées du maya, étaient donc encore assezrapprochées l’une de l’autre. Il est probable que les Chol étaient une desnations les plus civilisées de la contrée devenue le Guatemala , car c’estsur leur territoire que se trouvent les belles ruines de Quiriguâ ; mais lesreprésentants de cette race sont maintenant si peu nombreux, que l’extinc-tion du peuple et de la langue est à craindre pour un avenir prochain. Onsait que le manque presque absolu de population indienne sur les côtesatlantiques, du Yucatan au Nicaragua , est dû aux traitants espagnols.Lorsque les indigènes de Cuba et d’Espanola eurent été exterminéspar les propriétaires, sans que la traite des noirs fournît encore unnombre suffisant de travailleurs, les planteurs de ces îles cherchaient àrecruter leurs chiourmes par l’importation des « Caraïbes », c’est-à-diredes Indiens de toute race qui peuplaient les îles et la terre ferme et quel’on accusait de tous les crimes et de cannibalisme afin de ne pas avoir àse reprocher leur asservissement. La chasse à l’homme se fit surtout lelong des côtes du golfe de Honduras , entre les caps Catoche et Gracias-à-Dios : ces terres furent complètement dépeuplées en un petit nombre de dé-cades, et les traitants, ne trouvant plus de victimes, eurent à remonter lecours des fleuves pour en dévaster les vallées et en capturer les habitants.Les récits de Bernai Diaz prouvent qu’au temps où Cortès fit son expé-dition du Honduras , les plages du Golfo Dulce, maintenant désertes, étaienten plusieurs endroits bordées de villages et de cultures. On comprend lenom de « dévoreurs d’hommes » donné aux blancs par les Cakchiquel.Quand des Européens s’approchent, les mères crient à leurs enfants :« Fuyez, voici les gens qui veulent vous manger. » Tels sont les souvenirslaissés par la conquête*. Puis quand les Espagnols eurent cessé leursincursions, ce fut le tour des pirates, qui empêchèrent les blancs de colo-niser la contrée et s’y établirent eux-mêmes çà et là, continuant lâchasseaux indigènes.

Au sud des quelques campements de Chol que l’on rencontre encore

1 Brasseur de Bourbourg, Recherches sur les Ruines de Palenqué .s Otto Stoll, Guatemala .