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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
livrer à la pèche et à la chasse, car les lagunes sont extrêmement poisson-neuses et des myriades d’oiseaux volent sur les eaux et dans les hois. Aprèsavoir jeté le fdet, les Indiens se lancent eux-mèmes à l’eau, et marchentsur le fond pour chasser le poisson dans les chambres de l’épervier. Ilspoursuivent aussi le crocodile, dont la chair est très estimée dans le pays,et quand ils ont hlessé l’animal, ils ne craignent pas de se précipiter enpleine lagune, pour lui donner le coup de grâce avec leur coutelas 1 .L’estuaire d’Ocos fut longtemps considéré comme frontière entre leMexique et le Guatemala ; depuis que la limite a été reportée plusloin, sur le Suehiale, Ocos, ouvert au commerce étranger, a pris quelqueimportance pour l’expédition des cafés 5 . A l’ouest, le poste de la fron-tière est le village d’Ayutla, lieu de pèlerinage très fréquenté par lesIndiens du Soconusco.
A une cinquantaine de kilomètres au sud-est de San-Mûrcos, Quezalte-nango, la deuxième capitale de la République et le chef-lieu des Altos,occupe, à 2340 mètres d’altitude, un espace très étendu, sur un plateaumontueux, au sud duquel se dresse la cime encore fumante du cerroOuemado ou « mont Brûlé « ; la ville fut en 1858 la capitale d’un Etalqui comprenait les trois provinces orientales, Totonicapam, Quezallenango,Sololâ . Les maisons sont construites en blocs de lave dont les carrièress’ouvrent à la hase du volcan ; assez irrégulièrement bâtie à cause desinégalités du sol, la ville est plus pittoresque et présente dans ses diversquartiers un aspect moins banal que la plupart des autres cités améri-caines. Les écoles primaires et secondaires sont nombreuses à Quezallc-nango et l’instruction, même chez les Indiens Quiclié, est générale: à cetégard, la cité des Altos est la première du Guatemala . La petite industriey est représentée par des tisseurs de laine et de coton, par des teinturierset des corroyeurs ; une spécialité des artisans quiclié est la fabrication desmanteaux brodés d’or, des chapeaux à plumes et des masques dont lesIndiens se servent dans leurs bals, leurs processions et représentations théâ-trales. Mais il est rare qu’on vende ces objets précieux ; d’ordinaire on lesprête moyennant gros intérêts pour la durée de la fête ; les expéditions decostumes se font jusqu’aux villages les plus éloignés, sur les confins dela forêt vierge. Aux temps anciens, les ouvrages en plumes fabriqués dansla contrée étaient beaucoup plus somptueux qu’aujourd’hui, et l’on em-
s Mouvement commercial d’Ocos en 1888 :
GG navires, dont 62 à vapeur, jaugeant 80 1G0 tonnes.