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lérence, sur une terrasse (jue îles précipices environnaient de toutes paris et à laquelle on ne pouvait accéder, dit la chronique, que par une seuleentrée, dont les deux portes étaient fermées chacune par une seule pierred’obsidienne. Le conquérant Alvarado en lit sa résilience en 1524 et luidonna le nom de Santiago. Outre l’acropole dont on voit encore les ruines,infestées de serpents, il existait aussi, au fond d’une gorge, un templeancien où les augures et les juges allaient consulter une pierre noire etdiaphane pour y lire les jugements ou les oracles de la divinité :Stephens et Cathenvood virent une plaque d’ardoise qu’on leur montracomme la pierre vénérée. Une deuxième Guatemala s’élève sur un fragmentde plateau voisin de celui d’iximché : c’est Tecpan-Guatemala ou le « Palaiscommunal de Guatemala ». A une trentaine de kilomètres à l’est, surune terrasse qui domine au sud la vallée du Molagua, se voient d’autresruines fameuses, celles de Mixco, que les guerriers pokoman défendirentavec vaillance contre les Espagnols; après la prise de la ville, ils furentdéportés en masse, avec femmes et enfants, dans une Mixco moderne,fondée près de la capitale Guatemala 1 .
Chimaltenango, la « Ville des Boucliers », ainsi nommée sans douteparce que ses habitants fabriquaient autrefois ces armes de défense, estmaintenant le chef-lieu du département de son nom, qui correspond à peuprès à l’ancien pays des " ’ '. Elle est située à 1800 mètres environ,
précisément sur la ligne de division des eaux entre l’Atlantique et le l'aci-lique, non loin de l’extrémité septentrionale de la chaîne des volcans quetermine au sud le pic de Euego; par son commerce elle se trouve déjàdans la zone d’alt-raction du chemin de fer qui descend de Guatemala àEscuintla et à San-José. C’est entre Chimaltenango et Guatemala , mais plusprès de celle dernière, que se trouve actuellement la ville indienne deMixco, c’est-à-dire « Dans les Nuages », où furent transférés les captifs del’ancienne cité du même nom. Les Pokoman de Mixco vivent surtout duproduit de leurs jardins, qu’ils vont tous les jours vendre à Guatemala ,franchissant deux fois l’espace de 14 kilomètres et la profonde vallée quisépare les deux villes. Les ladinos de Mixco sont presque tous loueurs dechevaux et de mulets pour le transport des denrées.
La première Guatemala de fondation espagnole, qui succéda aux deuxautres Guatemala d’origine cakchiquel, est celle que l’on appelle main-tenant Ciudad Vieja ou « Cité Vieille ». Alvarado la fonda en 1Ù27, dansla gracieuse vallée d’Almolonga ou « Montagne aux Sources », sur les bords