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sente un aspect monotone. D’après les règlements primitifs, inspirés par lesouvenir des catastrophes de la Antigua, il était interdit aux architectes dehàtir des maisons dépassant 20 pieds ou 0 mètres en hauteur : cette loin’est plus observée et les églises ont, comme ailleurs, leurs dômes et leursclochers; cependant la plupart des constructions sont très basses, et parsuite ont dû gagner en surface ce qu’elles n’ont pas en hauteur : aussi lapopulation est-elle clairsemée; elle ne se presse que dans les faubourgs,où chaque étroite cabane est habitée par une famille d’indiens. Vers lemilieu du siècle, lorsque Guatemala était deux fois moins peupléequ’aujourd’hui, des voyageurs ont pu la comparer à une « nécropole ».On disait aussi d’elle que c’était « un vaste couvent dont les maisonsétaient autant de cellules ». Les femmes sont beaucoup plus nombreusesque les hommes à Guatemala , à cause de la multitude des filles de servicequi accourent des campagnes.
Jadis tous les grands édifices de Guatemala étaient des couvents. Celuides Jésuites a été transformé en institut national et c’est là que se trouvel’observatoire; ht ville possède aussi une école polytechnique, une écolenormale, plusieurs autres établissements universitaires, des sociétés savan-tes, un musée, des bibliothèques. L’industrie n’a d’importance que pour laconsommation locale, et les vivres sont apportés en grande partie des vil-lages environnants et des plantations du versant océanique. L’eau lui vientaussi de ' _ ar les deux aqueducs de Mixco et de Pinula, qu’il est néces-
saire de reconstruire, car ils sont partiellement obstrués. Les fontaines lesplus rapprochées jaillissent au nord de la ville dans une barranque pro-fonde, dont l’eau descend vers un affluent du Motagua : sur le plateaumême, dont l'assise superficielle consiste en cendres volcaniques ayant encertains endroits jusqu’à deux cents mètres d’épaisseur, les eaux de pluiedisparaissent pour sourdre beaucoup plus bas, en des vallons éloignés;mais peut-être est-ce à l’absence d’eaux stagnantes que Guatemala doitd’être complètement à l’abri des épidémies de typhus’. Cependant la villen’est pas très saine, et les tourbillons de poussière que le vent soulève desterres pulvérulentes y rendent toutes les maladies des voies respiratoiresfort dangereuses. Aussi la plupart des gens de la classe aisée quittent-ilsla capitale pendant la saison des sécheresses pour aller, en quelquelieu de villégiature agréable, passer une tcmporada à l’ombre des grandsarbres ; la mode favorise surtout les villes et villages du sud, aux alen-tours de la Antigua. Le village pokoman de Chinautla, situé au nord de
' Otto Stoll, ouvrage cité.
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