NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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des volcans de Agua el de Kuego, et de près par une brèche dans la foretcontinue de palétuviers qui borde le littoral, dominée çà et là par la hamped’un palmier. Le village même n’est qu’un pauvre amas de chaumières;depuis 1860, il a remplacé comme marine de Guatemala un autre groupede cabanes, Istapa, situé à une quinzaine de kilomètres à l’est, près desbouches changeantes du Michatoya et sur une plage toujours battue d’unformidable ressac. Maintenant abandonnée, surtout à cause des lièvresdangereuses qui y régnaient, celle plage déserte eut son rôle historiquedans l’histoire du Nouveau Monde : là furent équipées des (lottes castil-lanes el débarquèrent des armées.
Le département qui à l’est continc à ceux d’Amatitlan et d’Eseuinlla estcelui de Santa-Ilosa. Il n’a point de grande ville, mais seulement un bourgcommerçant, Cuajiniquilapa, situé sur la route du Salvador et dominantà l’ouest la vallée profonde où coule le rio de los Esclaves, ainsi nommédes Sinca ou « Esclaves » de ses bords; sur le large courant passe un pontde onze arcades, construit au dix-septième siècle par les Espagnols, etconsidéré comme le plus beau monument de l’Amérique Centrale . Al’extrémité sud-orientale du Guatemala , le département de Juliapa,avec le chef-lieu du même nom, est situé au milieu de vastes pâturages :c’est un centre agricole qui gagne annuellement en importance par sesfoires, ses ventes de bétail, d’indigo el autres denrées à la républiquevoisine.
Quelques autres bourgs ont pris un certain aspect de villes dans lesrégions du Guatemala oriental qui appartiennent au bassin du Motagua.Tel est Jalapa , situé à 1700 mètres d’altitude dans un cirque de mon-tagnes d’une grande fertilité. La ville d’Esquipulas, qui se trouve égalementsur un affluent du Motagua, mais près d’un seuil d’où l’on descend auxsources du rio salvadorien Lempa, est pendant presque toute l’année unlieu presque désert ; deux milliers d’indiens vivent çà et là dans ses cases,mais le 15 janvier, jour de la fête de Nuestro-Senor de Esquipulas, unefoule énorme se presse dans les rues et sur les places, couvertes de cabanestemporaires. Les malades et les affligés se prosternent devant une efiigienoire qui représente le Christ et lui offrent des ex-voto en argent, en[dûmes, en bois sculpté, en [taille. La fête religieuse est en même tempsune foire, et jusqu'au milieu du siècle, avant la construction du cheminde fer de Pananni, les marchands pèlerins accouraient du Guatemala , duSalvador, même du Mexique : on a vu parfois, dit Juarros, quatre-vingtmille personnes se réunir dans la plaine d’Esquipulas. Près de la ville sedresse une église somptueuse, l’une des plus magnifiques de l’Amérique