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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

l’arrivée des Espagnols dans le pays. Les chasseurs d'esclaves qui dévas-tèrent la contrée afin de recruter des travailleurs pour les plantations deCuba et de Saint-Domingue n’auraient-ils pas été les destructeurs de cesvilles indiennes'? Maudslay croit au contraire que ces édifices étaient déjàruinés lors du voyage de Cortès. Cherchant de tous les cotés des vivrespour ne pas mourir de l'ai ni, le conquérant en aurait certainement de-mandé à Quiriguâ , si cette ville considérable avait existé à celle époque.Les ruines de Chapulco, (pie l’on dit se trouver au sud de la vallée duMolagua, en l'ace de Quiriguâ , n’ont pas encore été explorées. Des routespavées, des tombelles se voient çà et là dans les forêts.

Actuellement la route de Guatemala à l’Atlantique abandonne la valléeduMotagua à Barbasco et franchit la chaîne du Mico à une petite distance àl’est de Quiriguâ pour descendre à Izabal, bourgade insalubre située sur larive méridionale du Golfo Dulce. Sous le régime espagnol , ce port, qui al'immense avantage de se trouver à une centaine de kilomètres dans l’inté-rieur des terres, mais qui ne reçoit point de navires d’un fort tirant d’eau,ne pouvait faire aucun commerce à cause de l’insécurité des mers voisines,parcourues de pirates. Après la proclamation de l’indépendance, il mono-polisa presque entièrement le trafic extérieur du Guatemala , d’ailleurs bienfaible; puis la découverte de l’or californien et l’établissement de servicescôtiers entre Panama et San-Francisco eut pour conséquence de retourner,pour ainsi dire, le Guatemala et de le faire regarder à l’occident vers lePacifique. Tout le commerce se reporta de ce côté et le port d’I/.abal setrouva presque abandonné : les mimosas sensitives croissent en fourrésdans les rues. L’amélioration des routes et le peuplement ou plutôt lerepeuplement du versant atlantique ne manqueront pas de rendre auport du Golfo Dulce son ancien commerce, et même de l’accroître : l’issuenaturelle de la fertile vallée du Poloehic profitera de tous les progrès quis’accompliront dans cette contrée.

L’avant-port d’Jzabal, à l’embouchure maritime du rio Dulce, sur le pro-montoire occidental du détroit, porte le nom anglais de Livingston, donnéen l’honneur d’un légiste qui rédigea le code du Guatemala : la premièrefamille de colons s’y établit en 1806. Peuplé de Caraïbes , agriculteurs,pêcheurs et marins qui font le commerce de cabotage avec Belize et leHonduras , le port de Livingston, naguère ouvert en franchise au commerceétranger, est très fréquenté par des navires américains, qui apportentdes eaux-de-vie et prennent des chargements de bananes et d’autres fruits.

2 Otto Stoll, Guatemala .